Belgique: Cinquantenaire de la reconnaissance des apparitions de Beauraing et de Banneux

Les apparitions sont «un bien pour toutes les nations»

Liège/Namur, 13 décembre 1998 (APIC) Mgr Albert Houssiau, évêque de Liège et Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur, publient une lettre commune à l’occasion du 50e anniversaire de la reconnaissance des apparitions mariales de Beauraing et de Banneux. La lettre met surtout en relief «l’aspect doctrinal» des apparitions de Beauraing, tandis qu’elle insiste sur «le retentissement social» des apparitions de Banneux.

C’est le 2 juillet 1949 que Mgr André-Marie Charue, évêque de Namur, a reconnu le caractère «surnaturel» des apparitions de la Vierge, dont ont été bénéficiaires cinq enfants de Beauraing, entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933.

Au-delà des paroles invitant à la conversion, la lettre actuelle des évêques de Namur et de Liège met en relief la portée doctrinale des paroles de Marie qui éclairent son rôle dans l’histoire du salut et sa place dans l’Eglise. Elle se fait reconnaître, en effet, telle qu’elle est célébrée lors des grandes fêtes mariales de l’année liturgique: «l’Immaculée Conception» (fêtée le 8 décembre), «Marie, la Mère de Dieu» (1er janvier), «la Vierge toute ouverte à l’action de l’Esprit Saint» (l’Annonciation, le 25 mars), enfin «la Reine des cieux» (l’Assomption, le 15 août).

A Banneux

C’est aussi en 1949, le 22 août, que l’évêque de Liège, Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, a reconnu la réalité des huit apparitions de la Vierge des Pauvres à Banneux.

Pour les évêques de Liège et de Namur, il est significatif que les apparitions de Banneux surviennent en 1933, au coeur de l’hiver et s’adressent à une enfant pauvre, à une époque où «l’entente entre les nations est chargée de menaces et nombreuses sont les familles victimes de la crise économique».

Le message de la Vierge fait ainsi ressortir le coeur de l’Evangile: «Toute sa vie, Jésus, le fils de Marie et le Fils de Dieu, a manifesté dans ses paroles et dans ses actions, l’amour préférentiel du Père à l’égard des pauvres, des affligés et des persécutés». C’est aussi l’une des dimensions du Jubilé que l’Eglise catholique propose de redécouvrir au cours des mois à venir, relèvent les évêques

Fribourg: Elections serrées à la Corporation ecclésiastique cantonale

Michel Monney à la présidence de l’exécutif

Fribourg, 13 décembre 1998 (APIC) L’élection des organes de la Corporation ecclésiastique catholique fribourgeoise a donné lieu samedi à des joutes très serrées. Michel Monney, de Fribourg, accède à la présidence du Conseil exécutif de l’Eglise cantonale après deux tours de scrutin. L’abbé Jean-Jacques Martin (Romont), Kanis Lehmann (Ueberstorf) et François Vallat (Belfaux) complètent l’équipe dirigeante. Le cinquième membre de l’exécutif sera désigné par l’évêque.

L’élection à la présidence de l’exécutif a opposé les deux candidats annoncés: Jeannine Godel de Domdidier et Michel Monney. Plusieurs voix éparses ont empêché une élection dès le premier tour, Michel Monney ratant la majorité absolue pour quatre suffrages. Au deuxième tour, il a obtenu 46 voix sur les 88 exprimées. En désignant Michel Monney, les délégués ont privilégié l’expérience. Le nouveau président de l’exécutif a en effet suivi tous les travaux de l’assemblée provisoire, en siégeant au bureau et en présidant plusieurs commissions importantes. Fonctionnaire auprès de l’Office fédéral des transports, député chrétien-social au Grand Conseil, Michel Monney est bilingue. Il réside sur le territoire communal de Tavel.

Des élections disputées

L’élection des trois autres membres de l’exécutif a entraîné des votes encore plus serrés et a nécessité quatre tours de scrutin. Avec une surprise: l’élection au premier tour de l’abbé Jean-Jacques Martin, curé de Romont, qui n’était pas candidat officiel. Après un deuxième tour «à vide», aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue, Kanis Lehmann, d’Ueberstorf, passe la rampe. Quant à François Vallat, de Belfaux; il doit attendre le quatrième tour pour devancer sur le fil André Gachet-Oberson, de Fribourg. Jeannine Godel, restera également sur la touche.

Les trois élus ont tous siégé au Bureau de l’assemblée provisoire. L’abbé Jean-Jacques Martin, outre ses qualités pastorales, peut faire valoir des compétences en matière financière. Avant de devenir prêtre, il a en effet travaillé durant plusieurs années dans le domaine bancaire. Kanis Lehmann a été président de la paroisse d’Ueberstorf et de l’association des paroisses alémaniques du canton. Quant à François Vallat, outre son activité d’assistant pastoral à Belfaux, il s’occupe actuellement de l’animation de l’Assemblée diocésaine AD 2000.

Il appartiendra à l’Autorité diocésaine de désigner le cinquième membre du Conseil exécutif. L’évêché nommera son candidat en vue de compléter le Conseil par une tendance qu’il estimerait absente ou sous représentée, a promis le vicaire épiscopal Jacques Banderet.

Les élections de la commission de surveillance des bénéfices curiaux et de la commission juridictionnelle, organe de recours de la Corporation, ont été reportées à une date ultérieure.

Dans un rapport à la nouvelle assemblée, l’ancien président Jacques Ducarroz a souligné l’immense travail accompli par le Conseil éxécutif durant l’année écoulé avec pas moins de 25 séances. Le Conseil a notamment rédigé deux modèles de lettre à l’intention des personnes ayant exprimé leur volonté de sortir de l’Eglise. Mais la discussion sur ce point délicat n’est pas close, elle devra reprendre avec le nouvel évêque appelé à succéder à Mgr Grab. (apic/id/bb/mp)

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