La «Question»? Parmi les pièces qui pouvaient renseigner sur la manière dont se déroulait un procès en sorcellerie, se trouvait une série de questions obligées, adressées aux accusées sous la torture. 29 en tout, donc certaines avaient pour but d’encourager la dénonciation de «complices» En voici quelques-unes, tirées du «Malleus»: Depuis quand êtes-vous sorcière? Pourquoi l’êtes-vous devenue? Comment se nomme votre supérieur parmi les esprits malins? Quel doigt avez-vous été tenue de lever? Où avez-vous célébré vos noces? Quels démons et quelles autres personnes y ont assisté? Quelle est la marque que votre compagnon vous a faite sur le corps? Quel mal avez-vous fait à une telle ou telle personne et comment l’avez-vous fait? Quels sont les enfants sur lesquels vous avez jeté un sort? Quels sont vos associés pour le mal? Comment composez-vous l’onguent (réd: une décoction de plantes dont la sorcière s’enduisait le corps pour pouvoir voler dans les airs)? Quelles vermines et quelles chenilles avez-vous créées? Le diable n’a-t-il pas assigné un terme à vos maléfices?… Aucune question de ce «Malleus» du dominicain n’est formulée pour être adressée à des hommes. «La sorcellerie est du domaine de la femme, la magie fait partie de la compétence de l’homme. Nuance. Elle est une science, par opposition à la femme, diabolique, elle», constate Anna Martuzzi, encore scandalisée. (apic/pr)
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