Le chanteur, Jacky Lagger, s’investit également beaucoup auprès des enfants malades. Au dos du CD « J’habite une vie », il s’adresse aux enfants: « Grâce à vous, nobles enfants, je suis un chanteur libre. On se rencontre et on parle de la santé, de la maladie, de la tristesse et de la joie, de la planète, de l’amour, de la peur, de l’envie, de la vie et du temps, de naître et de mourir, des fleurs et du cancer, de toi, de lui et de nous, de tout et de tout. Sans « traître mot », et dans le respect absolu des droits de chacun. Parce que nous sommes issus de la grâce originelle et non pas du péché, nous avons le droit de nous voir, de nous dire, de nous sentir, de nous entendre, et de nous partager comme nous « s’hommes femmes et enfants ». Sans tabous, sans préjugés et sans mensonges. Merci nobles enfants de nous montrer la « vrairité ». Merci de m’avoir appris « Chacun pour l’autre » et « C’est aujourd’hui demain ». (Jacky Lagger/apic/ab)
25 décembre: Noël, ou la fête de la naissance de Jésus
Fribourg, 21 décembre 1998 (APIC) Près d’un milliard de catholiques, quelque 400 millions de protestants, 250 millions d’orthodoxes – à l’exception des Eglises de Jérusalem, de Russie, de Géorgie et de Serbie, qui ne fêtent Noël que le 7 janvier, calendrier Julien oblige – et 70 millions anglicans, fêteront la naissance du Christ le 25 décembre. La naissance de Jésus-Christ, fils de Dieu venu parmi les hommes pour leur dire l’Amour de Dieu et leur apporter le Salut accompli dans sa mort et sa résurrection.
Depuis le IVe siècle, Noël est célébré le 25 décembre. Cette date était à l’époque celle de la fête païenne du solstice d’hiver appelée « naissance » (en latin Natale) du soleil. Celui-ci semble en effet reprendre vie lorsque les jours s’allongent. A Rome, l’Eglise a adopté cette coutume populaire d’origine orientale, qui venait de s’imposer dans le calendrier civil, en lui donnant un sens nouveau: celui du « Natale » (origine du mot « Noël ») du Sauveur, que la Bible désigne comme le « Soleil de justice » et la « Lumière du monde » que les ténèbres n’ont pu vaincre et qui illumine tout homme.
La crèche de Noël
Par crèche, il faut comprendre, au sens des Evangiles (saint Luc, 2 et 7), une mangeoire qui a servi de berceau à l’enfant Jésus à sa naissance. Par extension, on a appelé « crèche » toute représentation de l’étable de Bethléem avec Jésus, Marie et Joseph. Quant à l’âne et au bœuf, ils ont été ajoutés par la tradition, en référence à la prophétie d’Isaïe: « Le bœuf connaît son bouvier, et l’âne la crèche de son maître ».
Saint François d’Assise, le premier, pour la messe de Noël de 1223, a eu l’idée de célébrer Noël avec un tableau vivant de personnages et d’animaux. En revanche, aucune représentation de Jésus, Marie et Joseph n’y était faite: Jésus était réellement présent dans l’Eucharistie que l’on célébrait. On a souvent estimé que cette célébration, à Greccio, dans la province de l’Ombrie, avait été la première crèche.
C’est au XVe siècle qu’apparaîtront en Italie les premières crèches permanentes dans les églises, puis les crèches temporaires. Des traditions se sont ainsi développées dans diverses régions pour la confection des personnages en bois, en argile, en mie de pain… sans oublier les célèbres santons de Provence, du provençal « Santoun »: petit saint ».
La première crèche française est répertoriée au XVIe siècle dans l’Aube, à Saint-Jean-Baptiste de la Chaource.
Chants de Noël
Entendu comme pièce vocale ou sans refrain, le chant de Noël relève d’une forte tradition musico-littéraire. Sont origine serait à rechercher dans les drames liturgiques du Moyen Age appartenant au cycle de Noël et aux mystères qui leur firent suite, au XVe siècle.
Au XVIe siècle, un nombre important de compositions verront le jour, dues à des poètes parisiens ou provinciaux, qui plaçaient des paroles sur des airs existants. Le chant de Noël connaîtra au XVIIe et au XVIIIe siècles un développement musical important: Marc-Antoine Charpentier (Messe de minuit), Richard Delalande (Symphonies de Noël) en sont deux bons exemples. Le XIXe siècle sera lui aussi fécond, avec l’apparition des chants « Il est né le divin Enfant », « Les anges dans nos campagnes », écrits dans la première moitié du XIXe siècle. Deux chants sans lesquels Noël ne serait sans doute pas tout à fait Noël aujourd’hui. (apic/com/pr)
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