Tout dépend du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens
Rome, 5 novembre 1998 (APIC) Les accords de paix signés le 23 octobre dernier à « Wye Plantation » par le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, représentent une « espérance » pour le pèlerinage de Jean-Paul II en Terre-Sainte prévu pour l’An 2000.
C’est ce qu’a affirmé mercredi le secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats, Mgr Jean-Louis Tauran, dans un entretien à bâtons rompus avec les journalistes, à l’issue d’un conférence de presse conjointe avec l’ambassadeur du Maroc près le Saint-Siège, M. Abdelhouhab Maalmi, au siège de l’Association internationale « Caritas Politica », à Rome.
« Tout dépend des progrès du processus de paix et de l’application de l’accord de Wye Plantation sur le terrain. Mais l’histoire est marquée par des affrontements quotidiens », a ajouté Mgr Tauran. Cependant si le processus progresse, le pèlerinage du pape sera possible. Ce pèlerinage pourrait être « un véritable symbole » de la rencontre entre les peuples. Wye Plantation est un signe de la bonne volonté des dirigeants des peuples de la Terre-Sainte ».
Au sujet de son intervention sur Jérusalem, Mgr Tauran a tenu à mettre les choses au point: « C’est notre position depuis toujours. Le patriarche latin Michel Sabbah avait organisé un symposium sur le statut de la Cité Sainte pour sensibiliser les évêques des grandes nations du monde, surtout occidentales. Le pape et la Secrétairerie d’Etat ont pensé que c’était une occasion propice pour exposer notre position. Nous répétons ce qu’affirment les résolutions des Nations Unies. Nous ne sommes pas seuls à tenir de tels propos ».
La question juridique des Lieux-Saints
Mgr Tauran a encore affirmé que le Saint-Siège n’entre pas dans la discussion bilatérale qui devra avoir lieu entre Palestiniens et Israéliens sur la question de la souveraineté à Jérusalem (capitale d’un Etat ou de deux Etats?). Là où intervient le Saint-Siège, dit-il, c’est sur la « question juridique des Lieux saints ». « Ce serait bien que les trois religions (juive, chrétienne et musulmane) puissent faire connaître non seulement leurs propres aspirations, mais aussi leurs « desiderata ». Il doit y avoir moyen d’écouter les religions sur ce point ».
Quant à l’ouverture des archives du Vatican, Mgr Tauran a rappelé que ces archives ne sont pas « comparables » à celles des autres Etats. « Quatre-vingt pour cent de notre matériel concerne des affaires religieuses, des informations confidentielles sur des évêques ou des hommes politiques, sur des affaires privées et des affaires de conscience. Nous avons déjà publié, selon la volonté de Paul VI, tout le matériel sur l’action politique et humanitaire du Saint-Siège pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a rien d’autres dans les archives de la 2ème Section, c’est-à-dire dans la section concernant les Affaires étrangères. Nous ne pouvons rien inventer. Je dis toujours à nos amis juifs: « Si vous avez autre chose que nous n’ayons pas, publiez-le! » (apic/imed/ba)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/rome-wye-plantation-relance-l-espoir-d-une-visite-du-pape-en-terre-sainte/