Rome: Jean Paul II inquiet des conséquences possibles de l’attentat de Jérusalem
Rome, 8 novembre 1998 (APIC) Jean Paul II s’est montré inquiet dimanche des conséquences possibles de l’attentat de Jérusalem sur le difficile processus de paix au Moyen-Orient. Après la prière de l’angélus, place Saint-Pierre, le pape a lancé un appel à la générosité en faveur l’Amérique centrale et pour la paix au Moyen-Orient et au Congo.
«Hélas, d’autre événements douloureux, a lancé le pape après avoir évoqué la catastrophe naturelle provoquée par le cyclone «Mitch», causés cette fois par la violence des hommes, risquent de rendre vains les efforts de ceux qui aspirent à un monde meilleur».
Durant la semaine, le pape a déjà fait parvenir des télégrammes de condoléances aux populations du Nicaragua, du Honduras, du Salvador et du Guatemala, des pays dévastés par le cyclone Mitch et menacés par les épidémies. Le pape a appelé une nouvelle fois la communauté internationale à la solidarité.
Des attentats alors que renaissait l’espérance
Inquiet pour le processus de paix au Moyen-Orient, le pape a relevé que le nouvel attentat au centre de Jérusalem «a réveillé de nouvelles peurs pour la paix, précisément alors que renaissait l’espérance de la reprise des conversations après le récent accord conclu entre les parties en cause, fruit d’une négociation ardue et courageuse».
L’attentat à la voiture piégée du Jihad islamique sur un marché populaire de Jérusalem a provoqué la suspension par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de l’examen des accords signés le 23 octobre à Wye Plantation avec le président de l’autorité palestinienne Yasser Arafat, un examen qui visait à leur ratification par la Knesset, le parlement israélien. Du côté des «parrains» des accords, Madeleine Albright, secrétaire d’Etat américain, s’est déclarée opposée à ce coup d’arrêt donné au processus de paix. Pour elle, «le meilleur remède contre le terrorisme est l’application des accords».
Les combats se poursuivent au Congo
Jean Paul II a ensuite déénoncé les combats dont sont actuellement le théâtre certaines régions de la République du Congo, et les souffrances ainsi infligées à la population et à l’Eglise. Ces affrontements armés, a-t-il déclaré, plongent les populations locales dans un climat d’insécurité totale, et causent des dommages au personnel religieux et aux œuvres de l’Eglise catholique. Le pape a souhaité vivement que tous donnent un témoignage de «solidarité humaine» et que l’on «abandonne le recours à la violence, qui ne conduit jamais à des solutions dignes de l’homme». (apic/imedia/be)
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