Rome: Enjeux du Synode pour l’Océanie, par le Père Riocreux, ancien curé de Nouméa
Rome, 22 novembre 1998 (APIC) «La réunion de ce Synode est en soi un événement», explique le Père Jean-Yves Riocreux, curé de la cathédrale de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, de 1979 à 1986. Actuellement aumônier des Océaniens à Paris, le Père Riocreux est à Rome pour l’ouverture du synode pour l’Océanie.
Les évêques rassemblés viennent de très loin, et représentent un continent immense géographiquement, mais peu peuplé: environ 29 millions d’habitants dont quelque 8 millions de catholiques. «Ces évêques se connaissent relativement bien entre eux, malgré les distances qui séparent leurs diocèses, ils s’intéressent aux activités des uns des autres et se rendent visite quand ils le peuvent», souligne le Père Riocreux..
L’important pour eux, précise l’aumônier parisien, est aujourd’hui de se retrouver autour de Jean Paul II. Cela les sort de leur isolement. Ils se sentent en effet très loin du reste du monde catholique. «La spécificité de ce continent est une énorme diversité culturelle. On y trouve un grand attachement à des cultures traditionnelles très anciennes, surtout dans les îles les moins développées économiquement. En parallèle, on y constate l’influence croissante de la culture occidentale, déjà évidente en Australie et en Nouvelle-Zélande».
Au milieu de cette variété, l’Eglise joue souvent un rôle d’unité, comme c’est le cas notamment en Nouvelle-Calédonie, entre les populations autochtones et les Européens. «Par ailleurs, les points essentiels à approfondir lors du synode seront les liens de l’Eglise d’Océanie avec l’Eglise universelle, l’inculturation et les relations entre l’Eglise catholique et les Eglises protestantes, très nombreuses dans cette partie du monde», conclut l’ancien curé de Nouméa. (apic/imed/ab)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse