Rome: Les évêques de Nouvelle-Zélande reçus par Jean Paul II
Rome, 22 novembre 1998 (APIC) La publication, par les dicastères du Saint-Siège, de «normes qui empiètent sur le ministère des évêques, avec peu ou pas de consultation de l’épiscopat en tant que tel» est une des principales préoccupations de l’Eglise catholique en Nouvelle Zélande. Reçus en audience samedi par le pape Jean Paul II, à la veille de l’ouverture du Synode pour l’Océanie, les évêques néo-zélandais n’ont pas mâché leurs mots .
Mgr Peter James Cullinane, évêque de Palmerston North s’est adressé au pape au nom de l’ensemble des éévêques en visite «ad limina». Il a souligné les principales préoccupations de l’Eglise de Nouvelle-Zélande, évoquant des points de «contradiction», qui rendent difficile la tâche des évêques en Nouvelle-Zélande. Outre le manque de collégialité de la curie, le prélat a regretté la sévérité envers les catholiques qui expriment leur «dissentiment» face aux positions de l’Eglise. Il propose une plus grande indulgence envers ceux «qui essaient, en toute bonne foi, d’allier leur loyauté envers l’Eglise et l’intégrité de leur esprit et de leur conscience».
En outre les évêques de Nouvelle-Zélande insistent sur l’urgence, pour l’Eglise, de «partager avec les femmes toutes les tâches qui n’exigent pas l’ordination sacerdotale». C’est seulement de cette façon, expliquent-ils, que les fidèles comprendront mieux que l’égalité ne dépend pas de l’accès des femmes au sacerdoce.
Jean Paul II de son côté a mis en relief, lors de cette visite, le contexte parfois difficile pour l’Eglise en Nouvelle Zélande, d’une société lagement sécularisée. «Le Concile Vatican II insiste sur le fait que le dialogue de l’Eglise avec la culture doit être pris au sérieux», a-t-il expliqué. Mais cela ne signifie pas que la culture doit devenir un absolu au point de déterminer l’ordre du jour de l’Eglise».
«Le Concile Vatican II ne doit pas être invoqué pour justifier des actions qui vont contre son but, celles qui gênent ou empêchent la Nouvelle Evangélisation voulue par le Concile». Enfin, Jean-Paul a insisté sur la nécessité d’un dialogue œcuménique «clair et charitable», en Nouvelle Zélande, qui respecte la «fidélité de l’Eglise catholique à son identité propre». (apic/imed/ab)
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