Lausanne: 1999, année de changements pour les émissions religieuses à la RSR

«Hautes fréquences» nouveau magazine sur la Première

Lausanne, 23 novembre 1998 (APIC) Dès le 10 janvier 1999, les catholiques et les protestants romands désireux de suivre la messe ou le culte à la Radio Suisse Romande (RSR), n’entendront plus les offices religieux du dimanche sur les ondes moyennes. Ils devront opter désormais pour les ondes ultra-courtes d’ESPACE 2 . Autre changement important: Le magazine «Bleu ciel» sera remplacé par «Hautes fréquences». Il sera diffusé le dimanche soir, de 20 à 21 heures, sur la Première.

Jacques Donzel, directeur des programmes de la RSR, entouré d’André Kolly, directeur du Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT) et de Michel Kocher, responsable du Service protestant de Radio, ont précisé lors d’une conférence de presse tenue lundi à Lausanne, les raisons de ces changements.

«C’est en s’appuyant sur deux constats, que la RSR a décidé, en accord constant et amical avec les responsables des émissions religieuses, de procéder à ces modifications de programmes et d’horaires», a expliqué Jacques Donzel. D’une part la multiplication de l’offre des émissions, les stations de radio sont obligées de se spécialiser. L’auditeur fidèle à une chaîne ou à une radio exclusivement existe de moins en moins. D’autre part la meilleure façon de conserver notre public est d’être clair dans nos offres. Voilà pourquoi «Option Musique» s’étendra désormais sur l’ensemble de la journée. D’où le regroupement des offices religieux du dimanche matin sur la bande FM de 9 h à 11 h. Le directeur des programmes de la RSR s’est enfin réjoui du caractère très œcuménique des émissions religieuses.

André Kolly, tout en faisant un bref historique de la présence des Eglises sur la radio romande, estime à 60’000 personnes la moyenne des auditeurs branchés le dimanche sur les offices religieux. Plusieurs centaines d’entre eux demandent le texte des homélies ou une cassette de l’émission. Ce public fidèle nous suivra sur les ondes courtes, mais nous allons perdre le public de la France voisine (le 10-12% des personnes qui nous écrivent). Bonne nouvelle cependant: Pour compenser cette perte d’audience des offices religieux au delà des frontières, les radios locales seront autorisées – sur demande .– à les relayer.

Susciter la curiosité

Le magazine «Hautes fréquences» du dimanche soir sur la Première, entre 20 et 21 heures, est un défi qui veut trouver un nouveau public, a insisté Michel Kocher. Nous sommes «titillés» pour occuper le mieux possible ce créneau horaire. Sans faire du prosélytisme, ni offrir, à ce moment là, des méditations ou des éditoriaux réservés aux séquences matinales, nous voulons «aller au devant des gens» et susciter leur curiosité. Une émission qui privilégiera l’enquête et le reportage avec une démarche très journalistique. Nous allons faire un nouveau pas vers l’œcuménisme, en ne répartissant plus les sujets, comme dans «Bleu ciel», tantôt à un journaliste catholique, tantôt à un protestant. Les sujets choisis ne seront pas exclusivement chrétiens. Les religions non-chrétiennes ou par exemple, la question des droits de l’homme, ne seront pas oubliés. (apic/ba)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/lausanne-1999-annee-de-changements-pour-les-emissions-religieuses-a-la-rsr/