Rome: Des femmes s’expriment devant les participants Synode des évêques pour l’Océanie
Rome, 29 novembre 1998 (APIC) Des femmes australiennes et néo-zélandaises exigent une plus grande place pour les femmes dans l’Eglise catholique. Elles se sont exprimées librement à Rome vendredi devant les participants du Synode des évêques pour l’Océanie. « Nous ne comprenons pas, ont-elles dit en particulier, que les femmes ne puissent accéder au diaconat permanent ».
Ruth Smithies, directrice du Bureau pour « la Justice, la paix et le développement » en Nouvelle-Zélande, dans l’archidiocèse de Wellington, a fait remarquer que son pays se trouve au 4ème rang mondial en ce qui concerne la place des femmes dans la gestion du pays. « Et pourtant, a-t-elle déploré, l’Eglise se semble pas leur accorder une place aussi importante : le directoire sur le diaconat, publié par le Vatican en mars dernier, ne parlait que des hommes. Nous ne comprenons pas pourquoi les femmes sont exclues du diaconat permanent ».
Cette remarque a été renforcée ensuite par une religieuse de Nouvelle-Zélande, soeur Catherine Hannan, supérieure générale des Soeurs de Notre-Dame de la Compassion. Elle a demandé à ce que le synode soit un « temps de réconciliation de l’Eglise avec la femme ». Un souhait quelque peu nuancé par l’intervention d’une autre religieuse, australienne cette fois, supérieure générale de l’Institut de la Sainte Vierge Marie. Elle s’est dite satisfaite de voir qu’aujourd’hui les femmes peuvent se faire entendre auprès des évêques d’Australie, et que cela laisse espérer une plus grande reconnaissance de leur place dans l’Eglise.
Une jeune femme aborigène de l’archidiocèse de Sydney en Australie a également pris la parole pour évoquer la question de la minorité aborigène dans son pays. Elle a mis en évidence la grande richesse culturelle et spirituelle de son peuple. « Si nous sommes respectés, nous pourrons aussi apporter à l’Eglise notre manière de vivre notre foi ». (apic/imed/ba)
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