Brésil: L’archidiocèse de Vitoria appuie la grève de la faim de huit ouvriers
Vitoria, 29 septembre 1998 (APIC) Huit ouvriers de la Compagnie brésilienne sidérurgique Vale do Rio Doce (CVRD) ont commencé, en fin de semaine dernière, une grève de la faim à Vitoria, capitale de l’Etat do Espirito Santo. But de l’opération: exiger des négociations avec les dirigeants de l’entreprise à cause de l’augmentation des accidents de travail dont huit mortels récemment. Le Père Joao Pedro Baresi, coordinateur de la pastorale ouvrière de l’archidiocèse de Vitoria, appuie les revendications des grévistes de la faim.
Le Père Baresi s’est rendu aux portes de l’entreprise, a lu des textes bibliques et a prié un Notre-Père. Il s’est mis à dialoguer ensuite avec les ouvriers qui sortaient de la fonderie pour rentrer à la maison. La grève de la faim a été commencée par huit travailleurs originaires des Etats du Para, du Maranhao, de Pernambouco, de Sergipe, de Bahia, de Minas Gerais, de Rio de Janeiro et d’Espirito Santo. Par cette grève, ils veulent dénoncer à l’opinion publique l’accroissement considérable (35%) des accidents de travail, le licenciement de 5’700 travailleurs depuis la privatisation de l’entreprise en mai 1997 par le gouvernement fédéral et une détérioration de la santé des travailleurs à cause de l’augmentation de la pollution. Les syndicats dénoncent depuis longtemps ces conditions de travail comme « criminelles ».
La CVRD possède des hauts fourneaux. Elle achemine en outre, par trains, du minerai de fer depuis l’Amazonie jusqu’au littoral, a été acquise par le groupe dirigé par Benjamin Steinbruch, qui est également à la tête de la Compagnie sidérurgique nationale (CSN). Ces deux groupes pratiquent une politique de gains immédiats, selon le credo économique néo-libéral. Durant les neuf premiers mois de cette année, grâce aux licenciements, la CVRD a annoncéé un bénéfice de 770 millions de dollars. (apic/plp/ba)
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