Un miracle
Douzième de treize enfants, l’enfant a deux ans et demi quand, le 20 mars 1987, elle avale une dose massive d’un produit très toxique, le tylenol. Elle est emmenée dans le coma à l’hôpital à Bockton, puis à Boston. Le foie et les reins gravement atteints. Les médecins s’attendent à la voir mourir. Sa survie exige au moins une transplantation d’organes. Mais elle quitte l’hôpital sur ses deux jambes quelques jours après, des ballons à la main, « sans avoir pris l’ombre d’un médicament », souligne le rapport médical, et sans séquelle aucune.
Pour le docteur Ronald Kleinmann, gastro-entérologue du département de pédiatrie de l’hôpital général du Massachusetts, qui a suivi l’enfant lors de son séjour à l’hôpital, cette guérison subite, totale et irréversible est bel et bien un « miracle ». Le médecin, juif, a lui-même témoigné pendant cinq heures devant un « tribunal » de huit médecins et prêtres représentant la Congrégation romaine pour les causes des saints, insistant sur le fait que, médicalement, la guérison était inexplicable.
Pendant que l’enfant était dans l’unité de soins intensifs, ses parents avaient prié par l’intercession de soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ils avaient lancé une chaîne de prière en téléphonant à leurs amis de faire de même. Cela se passait deux mois avant la béatification de Edith Stein par Jean-Paul II. La Congrégation pour les causes des saints a reconnu le miracle comme étant dû à l’intercession de la carmélite. (apic/imed/mp)
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