Fermeture par faute de moyens

Suriname: Menaces sur les écoles confessionnelles

Paramaribo, 9 octobre 1998 (APIC) Fautes de moyens, de nombreuses écoles confessionnelles ferment leurs portes aux écoliers du Suriname. Des responsables religieux catholiques, protestants, hindous et musulmans tirent la sonnette d’alarme: la baisse des aides gouvernementales aux écoles confessionnelles qui scolarise près de la moitié des élèves du pays contraint beaucoup d’entre elles à mettre la clé sous le paillasson.

Au terme d’un accord signé en 1975, peu après que le pays soit devenu indépendant de la Hollande, le gouvernement s’était engagé à verser l’équivalent d’environ 20 francs suisses par enfant scolarisé dans une école confessionnelle. La somme versée aujourd’hui correspond à moins de 0,8 centimes ! L’Eglise catholique, la plus affectée, a déjà dû fermer cinq écoles primaires pour des raisons financières, et deux autres n’ont pas pu ouvrir le 1er octobre, jour de la rentrée scolaire.

Les responsables religieux, dans une déclaration conjointe, annoncent un déficit total de près de 40’000 francs suisses par mois. Ils regrettent qu’il leur soit dès lors « impossible de maintenir dans l’éducation qu’ils dispensent le niveau qui convient ». Le gouvernement a promis de débloquer rapidement plus de 14 millions de francs suisses. Les écoles confessionnelles accueillent 50% des élèves du cycle primaire et 42% du cycle secondaire des écoles du Suriname. (apic/cip/na/bim/ab)

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