La FIACAT satisfaite après l’arrestation de Pinochet
Paris, 27 octobre 1998 (APIC) L’arrestation à Londres du général Pinochet «rappelle au monde, et tout spécialement aux pays, que la punition n’est pas un luxe», réagit dans un communiqué la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT).
Dans un communiqué, signé par son président, l’avocat français Guy Aurenche, la FIACAT souligne qu’»aucun progrès sérieux dans le domaine des droits de l’homme ne peut être accompli si les autorités nationales ne jugent pas les personnes coupables des atteintes les plus graves à la dignité humaine».
L’association observe que les textes internationaux, et tout spécialement la Convention internationale contre la torture, «fait une obligation de rechercher, arrêter, juger les coupables»; que, pour l’Espagne comme pour le Royaume-Uni, «tous les textes permettent non seulement, mais imposent qui plus est que Pinochet soit jugé».
Pour la FIACAT, «seuls une volonté politique divisée, des intérêts mercantiles, des arrière-pensées idéologiques pourraient expliquer le refus de juger». Au moment du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la création de la Cour criminelle internationale, «les victimes et leurs familles, l’opinion publique mondiale ne comprendraient pas une lâche dérobade», estime l’association.
Argentine : après l’arrestation du général Pinochet
L’Argentine mitigée. La peur pour certains militaires?
Toujours à propos de Pinochet, les réactions sont mitigées au sein du gouvernement argentin après l’arrestation à Londres du général Pinochet: tous n’ont pas la même attitude face aux «disparitions» survenues dans le pays pendant la période de la dictature. Nombre de militaires tortionnaires et assassins de milliers de personnes pourraient bien un jour subir le même sort que Pinochet.
L’ancien chef de l’État, Raul Alfonsin, s’est déclaré pour sa part «très satisfait», même s’il se pose «quelques questions sur la manière d’agir de certains pays industrialisés». Quant aux «Mères de la Place de Mai», elles constatent que «les crimes contre l’humanité n’ont pas de frontière». Leur présidente, Hebe de Bonafini, s’est envolée pour Madrid pour apporter au juge Garzon le soutien de son association. (apic/cip/pr)
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