Bosnie: L’ambassadeur de Bosnie-Herzégovine près le Saint-Siège reçu par le pape
Jean Paul II espère une consolidation de la paix
Castelgandolfo, 13 septembre 1998 (APIC) Jean Paul II espère une consolidation de la paix dans les Balkans. Cette région, à la fois « multi-ethnique et multi-religieuse », est appelée maintenant à devenir une « région de la paix « , a-t-il insisté en recevant en audience, à Castelgandolfo, Vlatko Kraljevic, premier ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Bosnie-Herzégovine près le Saint-Siège.
C’est dans cette optique que le pape, au cours de l’audience de fin de semaine dernière, a encouragé la reconstruction du pays dans le respect des droits et de la liberté de chacun, en particulier des réfugiés et des exilés. Il a plaidé aussi pour la restitution à l’Eglise catholique des biens confisqués au temps du communisme et de la guerre. De son côté, l’ambassadeur a invité le pape à se rendre de nouveau dans son pays, après sa visite éclair à Sarajevo d’avril 1997.
Jean Paul II a rappelé devant l’ambassadeur de Bosnie-Herzégovine l’engagement constant du Saint-Siège pour l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine (obtenue en 1992) et pour la paix dans la région. Il est « indispensable de travailler à la consolidation de la paix dans une égalité effective des peuples qui constituent la nation, a-t-il insisté, en renouvelant ses exhortations à la fois au respect réciproque et au dialogue loyal et constant, dans un climat de vraie liberté ».
Le retour pacifique des réfugiés
Les accords de Washington et de Dayton ayant fait taire les armes, Jean Paul II a encouragé la reconstruction morale et spirituelle du pays, en reconnaissant dans la personne le bien le plus précieux de toute société civile. Une condition de cette reconstruction est le retour des réfugiés et des exilés. « Je souhaite, a dit le pape, que puissent être au plus tôt établies les conditions du retour pacifique et sûr de ceux qui ont fui les horreurs de la guerre ou ont été chassés de leur terre par la violence ».
Jean Paul II insiste : « Il faut garantir à tous la possibilité effective de retourner dans leurs maisons et de reprendre la vie normale dans la sérénité et la paix. Cela suppose l’élimination de toute menace de violence et l’instauration d’un climat de confiance réciproque dans un contexte social de légalité et de sécurité ».
L’ambassadeur Vlatko Kraljevic a lui-même évoqué dans son discours la tragédie des réfugiés, en particulier les Croates, qui, a-t-il rappelé, représentaient avant la guerre 18 % de la population et qui ont fui en masse le théâtre des affrontements. Une visite pastorale du pape en Bosnie serait, selon lui, « très utile pour aider le pays à résoudre ses problèmes ».
Un dialogue œcuménique
« Sans vouloir réclamer de privilèges pour l’Eglise catholique », le pape a encore demandé pour elle la liberté d’exercer sa mission et la restitution des biens confisqués naguère ». Ce que l’Eglise demande pour elle, évidemment, « elle le demande aussi pour les autres communautés religieuses du pays », a précisé le pape, qui avait déjà dit à Sarajevo son souci de promouvoir dans la région le dialogue œcuménique et interreligieux. (apic/cip/imed/ab/ba)
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