Genève: Célébration officielle pour le 50e anniversaire du COE
Genève, 23 septembre 1998 La cérémonie officielle pour le 50e anniversaire de la création du Conseil œcuménique des Eglises (COE) s’est déroulée mardi soir 22 septembre à Genève, en présencede quelque 500 personnes, dont Flavio Cotti, président de la Confédération, Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés et Mgr Desmond Tutu, président de la Commission vérité et réconciliation, en Afrique du Sud.
Le 19 septembre déjà, à Amsterdam (Pays-Bas), ville berceau du COE, une célébrations oecuménique avait réuni de nombreux représentants d’Eglises membres de l’organisation mondiale, dont le siège est à Genève, en Suisse.
Message de bienvenue du pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du COE, allocution de Flavio Cotti et table ronde placée sous le thème «Le 21e siècle: défis pour le Conseil œcuménique, justice et droits de la personne humaine», ont ponctué cette cérémonie officielle. Animée par Janice Love, présidente de la Commission des Affraires internationales du COE, cette table ronde a réuni Flavio Cotti, Sadako Ogata, Desmond Tutu, ainsi que la présidente des Grand-Mères de la Plaza de Mayo, à Buenos Aires, en Argentine, Estela de Carlotto, et le métropolite Georges Khodr, archevêque grec-orthodoxe du Mont Liban, au Liban.
Dans son allocution, le président de la Confédération a transmis les vœux du Conseil fédéral au COE, qui déploie ses activités à partir de la Suisse. «C’est une richesse pour Genève qu’il soit présent sur son territoire, à côté d’autres organisations internationales». Le Conseiller fédéral Cotti a exprimé ses félicitations au COE, en sa qualité de président de la Confédération, mais aussi en tant que catholique croyant, «intimement convaincu que ce qui unit les Eglises chrétiennes est bien plus important que ce qui les sépare». A mes yeux, a-t-il dit, le message pascal est le cœur de la pensée chrétienne, qui unit les chrétiens de toutes les Eglises».
Les Eglises ne sont pas des partis politiques
Après avoir rappelé la naissance du COE, il y a 50 ans, sa mission, qui est «d’éliminer ce qui sépare les Eglises», Flavio Cotti a apporté une réflexion personnelle sur le rôle des Eglises chrétiennes dans la société moderne. Les Eglises, a-t-il relevé, ont une responsabilité éthique de premier plan, qu’elles doivent résolument assumer. D’où, à ses yeux, la nécessité de parler sans relâche d’une voix claire.
«A l’heure où les valeurs qu’elles prônent semblent ne plus être entendues de tous, le défi qu’elles relèvent n’est pas mince». Pour le président de la Confédération, les Eglises constituent une richesse capitale pour les citoyens, hommes et femmes, des pays démocratiques». Et d’enchaîner en demandant aux Eglises des pays où règnent démocratie et liberté, «de faire preuve de retenue dans leurs activités politiques directes. A elles de propager les valeurs chrétiennes. Au peuple souverain de les entendre et d’essayer de les mettre en pratique dans la vie de tous les jours». Les Eglises, a-t-il encore déclaré, ne sont pas des partis politiques.
Tout autre, à ses yeux, est le rôle de l’Eglise, là où les valeurs élémentaires et les droits fondamentaux de l’homme ne cessent d’être systématiquement bafoués. Elles sont alors investies d’un mandat politique plus direct, a-t-il fait remarquer, sans mentionner de pays, ni les régions du monde où règnent la violence, y compris dans des pays dits démocratiques.
Le président a conclu en se faisant l’interprète du Conseil fédéral et du peuple suisse pour exprimer, en leurs noms, une sincère reconnaissance à l’égard du COE: (apic/pr)
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