Interpellant le chef du KKL Shlomo Gravetz, la célèbre militante Shulamit Aloni, qui se bat contre les colons religieux nationalistes, a qualifié la politique menée à Silwan de «purification ethnique». Les supporters du mouvement «La Paix Maintenant», qui combattent l’action d’ELAD sur le plan légal, questionnent la politique du KKL: «Le Fonds National Juif devrait-il permettre aux seuls juifs de vivre sur la terre dont il a l’administration, alors qu’Israël insiste tout le temps sur le fait qu’il est un pays démocratique?» (»The Jerusalem Post, 9 août 1998).
La question de l’égalité de traitement des citoyens arabes d’Israël (20% de la population) se pose ainsi crûment au KKL. L’organisation, selon Avraham Hilleli, chef du Département foncier du KKL, a pris possession depuis 1948 de près de 100’000 hectares de terres arabes situées à l’intérieur d’Israël. Elles ont été spoliées en vertu de la «Loi d’urgence relative à la propriété des absents». De 1948 à 1966, le total des terres arabes «transférées» dépasse le million et demi d’hectares, selon Dominique Vidal (»Le péché originel d’Israël», Les Editions de l’Atelier, Paris, 1998). (apic/jpost/be)
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