Un Brésil contrasté
Résultat paradoxal, avec un PIB de 5’400 dollars par habitant en 1996, le Brésil est potentiellement riche, doté d’une classe moyenne nombreuse, mais encore peuplé majoritairement de pauvres. Les contrastes sociaux s’enracinent dans l’histoire même d’un pays devenu indépendant en 1822 et où l’esclavage n’a été aboli qu’en 1888. Ces contrastes sociaux ont été renforcés par le régime militaire qui, de 1964 à 1985, a imposé au pays une croissance (on a parlé de « miracle brésilien » pour la période 1967-1973) fondée sur la concentration du revenu. Cette modernisation conservatrice s’est accomplie aux dépens des classes populaires. Le contraste entre les beaux quartiers et les bidonvilles (« favelas »), dans toutes le villes brésiliennes, illustre toujours la déchirure violente du tissu social. (apic/ba)
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