Le mouvement islamiste sénégalais, Al Falah, qui est secoué par une crise, a été créé en 1939 par un Sénéégalais d’origine mauritanienne. Connu à l’origine, sous le nom de « Mouvement culturel et social musulman », il avait pour but la relance de l’enseignement de la sunna (tradition en arabe) pour « désintoxiquer » la société grâce à une éducation religieuse.
Jusqu’au milieu des années 70, ses activités étaient tolérées, tant par les colonisateurs français que par le gouvernement sénégalais. Ce n’est que le 23 août 1975 qu’il a été officiellement reconnu comme association d’éducation et d’assistance aux nécessiteux. Depuis, il a réalisé plus de 400 ouvrages hydrauliques dans le pays, édifié 48 mosquées, 37 centres sociaux et des dispensaires.
Sans jamais être inquiété par le gouvernement malgré la « surveillance stricte » de ses activités par la sécurité, il n’a pas d’ambition politique, contrairement à beaucoup d’autres associations islamistes du pays. Il est surtout un mouvement socio-éducative profondément sunnite qui en appelle à un respect scrupuleux des recommandations du Coran, des pratiques du prophète Mahomt et de tout ce qui est lié à la tradition islamique. (apic/ibc/ba)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse