Portugal: Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse
Lisbonne/Rome,12 août 1998 (APIC) La première Conférence mondiale des ministres responsables de la Jeunesse s’est clôturé mercredi à Lisbonne, après quatre jours de travaux. Dans un message adressé deux jours plus tôt à l’assemblée plénière, Mgr Stanislaw Rylko, secrétaire du Conseil pontifical pour les Laïcs et chef de la délégation du Vatican, a souligné que « seule une haute vision morale » pouvait garantir un avenir à la société, et donc aux jeunes et à leurs familles.
Se référant à un message du pape pour une Journée mondiale de la Paix en 1985, Mgr Rylko a observé que les jeunes « réclament de nouvelles solutions à d’anciens problèmes » et qu’ils désirent « bâtir une civilisation nouvelle de solidarité fraternelle ». Pour y parvenir, a noté le représentant du Saint-Siège, il convient d’abord de faire le point sur le monde actuel. Les signes d’espérance n’y manquent pas: « déclin des idéologies et des fausses utopies, croissance des structures de démocratie et de liberté, extraordinaire progrès scientifique et technologique, processus de globalisation qui ouvre à l’humanité de nouvelles perspectives ».
La crise de valeurs essentielles s’aggrave
« En regard de ces signes positifs, on ne saurait se voiler la face sur les ombres du tableau, dans un monde déchiré par la haine, la guerre et la violence », a poursuivi le responsable de la délégation vaticane. Et de préciser: « La pauvreté et la marginalisation de populations entières va croissant et sur le plan spirituel. La crise de valeurs essentielles s’aggrave. La crise n’épargne même pas la famille, qui est la cellule principale de la société. Conséquence: un grand nombre de jeunes d’aujourd’hui, qui composent plus de 18 % de la population mondiale, vivent dans une extrême pauvreté, sans emploi et sans perspectives d’avenir ».
Nombre d’entre eux font l’expérience de la frustration dans la pseudo-liberté, le manque de sens de la vie et/ou de points de référence. Dans la société du bien-être et de la consommation à outrance, nombreux sont les jeunes qui sont perdus et qui, en proie à la solitude, cherchent une consolation dans l’alcool, la drogue et le sexe. Appauvris sur le plan matériel et sur le plan spirituel, ils sont blessés, déprimés et brisés.
Pour un sens de la participation
Pour faire face à pareille situation, « un nouveau départ, un nouveau commencement s’avère indispensable, à l’aube du 3e millénaire », a poursuivi Mgr Rylko. Le Saint-Siège mise avant tout sur la (re)découverte, parmi les jeunes, d’un esprit de partage, de solidarité et d’amitié, c’est-à-dire de valeurs qui procurent un sensation meilleure et plus vrai d’accomplissement que le simple fait de vivre pour soi tout seul. Il mise, à la suite du pape, sur « le sens de la participation » des jeunes, y compris pour ceux d’entre eux qui relient leur engagement à leur foi en Dieu.
Le secrétaire du Conseil pontifical pour les Laïcs a dès lors plaidé pour la prise en compte, dans toute politique de la jeunesse, de l’épanouissement intégral de l’être humain, dans toutes les dimensions de sa personne, y compris la dimension spirituelle. Dans la même optique, il a insisté pour que la politique de la jeunesse ne soit jamais séparée d’une politique en faveur de la famille.
En effet, a-t-il encore souligné, « la famille conserve un rôle irremplaçable dans la vie des nouvelles générations et occupe la place principale dans la formation humain, dont les valeurs importantes sont transmises pour la vie. Par conséquent, les parents doivent être aidés de toutes les manières possibles à assumer leurs tâches. En outre, il est nécessaire de promouvoir les conditions qui permettront aux jeunes gens et aux jeunes filles de se marier et de fonder de solides foyers. N’oublions pas que l’avenir de chaque pays et de l’humanité elle-même passe en fait par la famille! », a conclu le chef de la délégation du Saint-Siège à Lisbonne. (apic/cip/ba)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/portugal-conference-mondiale-des-ministres-de-la-jeunesse/