La Colombie, c’est aussi entre 24’000 et 28’000 assassinats en 1997, autant qu’en 1996. C’est aussi plus de 500’000 réfugiés en trois ans dans leur propre pays, chassés de leurs terres en raison de l’exploitation sauvage des richesses par de grosses sociétés, étrangères et colombiennes, avec la complicité des forces paramilitaires. Aujourd’hui, la FARC dispose de plus de 12’000 hommes en arme. L’ELN peut compter avec plus de 5’000 guérilleros. Ces deux organisations de guérilla, les plus importantes dans le pays, jouissent de l’appui de deux autres mouvements révolutionnaires: L’Armée populaire de libération (EPL) et le «Groupo Baterman Cayon».
Selon un expert américain du Département de défense des Etats-Unis, James Zackrison, que cite l’édition colombienne de la revue «Cambio 16», Washington devra sans doute un jour penser à la possibilité d’envoyer des troupes en Colombie, parce que «Les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre de perdre». A noter que l’ELN, et avec elle Pablo Beltran, se sont déclarés opposés à l’arrivée dans le pays d’une force multinationale sous l’égide des Nations Unies, mais avec des soldats américains. «Les Etats-Unis n’ont pas l’autorité morale pour intégrer un éventuel processus de paix en Colombie». (apic/pr)
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