3 religieuses, un prêtre et 32 laïcs massacrés par les Banyamulenge
Rome, 26 août 1998 (APIC) Jean Paul II a fermement condamné mercredi «l’acte criminel» commis en représailles contre des religieux et des laïcs dans la paroisse de Kasika, dans le diocèse d’Uvira, au sud du Kivu. Il a qualifié d’»acte criminel» ce massacre de 37 Congolais – trois religieuses, un prêtre, un séminariste et 32 laïcs – attribué aux rebelles tutsis «banyamulenge».
Le pape a déploré une fois de plus, lors de l’audience générale du mercredi 26 août, les conséquences de la guerre en République Démocratique du Congo, et spécialement le massacre de 37 personnes – hommes, femmes et enfants – perpétré le 24 août à la mission catholique de Kasika.
La mission se trouve à 80 km de Bukavu, sur la route de Kamituga. Les victimes sont toutes de nationalité congolaise et ont été sauvagement assassinées «en représailles», a précisé le pape. Il s’agit du curé de la paroisse, l’abbé Stanislas Bwabulakombe, de trois religieuses de la Congrégation des Filles de la Résurrection, d’un séminariste et de 32 laïcs.û Selon l’agence missionnaire Misna à Rome, les victimes ont été tuées par des rebelles «banyamulenge» en représailles d’un massacre de plusieurs des leurs, dont des officiers, qui aurait été perpétré la veille à Mwenga, à 120 kilomètres de Bukavu. Dans le contexte de la guerre qui ravage la région, les missionnaires ont fait le choix de rester sur place, au risque de leur vie.
Déplorant ces morts «si violentes et injustes», le pape a invité à prier pour la population congolaise et a formé le vœu «que le sang innocent, uni à celui de Jésus dans son sacrifice rédempteur, puisse contribuer à guérir les cœurs malades de la haine et de la vengeance, et leur apprendre les sentiments de fraternité et d’amour, de sorte que l’on ne refuse plus la paix et la prospérité à ce pays et au continent africain tout entier». (apic/cip/bol/misna/be)
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