C’est un spécialiste des «Pères de l’Église» – ces théologiens des premiers siècles – qui sera désormais à la tête des fameuses archives dont les 86 kilomètres d’étagères ont fait couler beaucoup d’encre au fil de l’histoire. Le Père Rocco Ronzani, né à Rome le 21 février 1978, a fait ses vœux religieux dans l’ordre de Saint-Augustin en 2002.
Il a été ordonné prêtre le 27 juin 2004. Après un doctorat en théologie et en patristique (2010), il a commencé à enseigner à l’Institut Augustinianum et à l’Université du Latran à Rome. Il est par ailleurs consulteur du dicastère pour les Causes des saints, et dirige les archives de son ordre en Italie. Il sera désormais à la tête des archives des papes, fondées au XIIe siècle. En 2019, le pape François a décidé de renommer les «Archives secrètes du Vatican» en «Archives apostoliques du Vatican», afin d’éviter d’alimenter la confusion sur leur rôle, qui n’a pas pour but d’occulter le passé mais de le conserver.
Quittant le «bunker» – le surnom des archives au Vatican – à l’âge de 75 ans, Mgr Sergio Pagano servira désormais au Comité pontifical des sciences historiques, dont la trentaine de membres promeuvent les études d’histoire en lien avec les archives et la bibliothèque vaticanes.
Dernièrement, à l’approche de l’âge de sa retraite, l’archevêque italien s’était longuement confié sur sa mission dans le livre Secretum (Solferino, 2024). Celui qui travaillait aux archives depuis 1978 levait le voile sur les fameux documents de cette entité, évoquant le procès de Galilée ou le divorce d’Henri VIII, le réseau d’espions de Pie X ou encore les «silences» de Pie XII. C’est sous sa présidence que les archives de la période de la Deuxième Guerre mondiale ont été ouvertes aux chercheurs. (cath.ch/imedia/ak/rz)
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