Bangui/Dakar, 7 juillet 1998 (APIC) Le gouvernement de la République de Centrafrique entend bien résister à l’intégrisme islamique qui gagne du terrain dans le pays. Une formation politique dont le dirigeant avait déclaré qu’il remporterait les élections législatives grâce au soutien financier musulman a été frappé d’une suspension d’activité pour trois mois.
Mahamat Saleh, le chef du parti incriminé, a profité ce week-end du temps d’antenne qui lui était réservé en vue des élections législatives de fin septembre, pour révéler que sa formation, l’Union nationale démocratique du peuple centrafricain, bénéficiait de soutien de milieux financiers islamistes sans cependant donner plus de précisions. Il a aussi plaidé en faveur de l’intégrisme islamique comme solution aux problèmes du pays. M. Saleh est originaire du sud-est du pays. Plusieurs ethnies minoritaires de cette région, située à la frontière avec le Soudan, ont été islamisées au cours des dernières années. (apic/ibc/mp)
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