Cameroun: Conflit dans le diocèse de Mbalmayo
Yaoundé, 9 juillet 1998 (APIC) Depuis quelques mois le torchon brûle entre Mgr Adalbert Ndzana, évêque de Mbalmayo, au Cameroun, et une partie de son clergé. Parti précipitamment du Cameroun pour Rome le 6 janvier 1998, l’évêque n’a finalement réintégré son diocèse que cinq mois plus tard. Le nœud de l’affaire semble être un conflit tribal.
Quelques prêtres et fidèles du diocèse ont commencé par accuser Mgr Ndzana d’iniquité et de partialité. Selon ces prêtres, l’évêque adorerait gérer sans partager. Les opposants manifestent aussi leur refus des contrôles fréquents instaurés par l’évêque dans les paroisses. Les prêtres font également état d’une «femme puissante» qui influencerait les décisions de l’évêque et serait responsable de leurs malheurs. En dernier ressort, cependant, se pose un problème aigu de tribalisme. Le 7 avril 98, le «clergé autochtone» a déposé un document auprès de la Conférence épiscopale du pays demandant que soit nommé un nouvel «évêque autochtone». Selon ce groupe, entre l’évêque et ses prêtres «le divorce est totalement consommé».
Les évêques du Cameroun ont apporté alors leur soutien à leur confrère et publié une sévère mise en garde. «Nous ne pouvons tolérer que des prêtres, collaborateurs des évêques tiennent avec désinvolture des propos haineux et insultants à l’encontre de leur pasteur et qu’ils s’arrogent le droit de renvoyer leur pasteur. Les prêtres sont des collaborateurs et non des juges.»
Dès son retour, Mgr Ndzana a exprimé sa disponibilité à recevoir les prêtres, les religieuses, les séminaristes et les fidèles, et lancé un appel au pardon et à la réconciliation. La hache de guerre semble enterrée. (apic/mbt/mp)
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