Colombie: Le président Pastrana négocie avec la guérilla sous la médiation de l’Eglise
Bogota, 14 juillet 1998 (APIC) Le nouveau président colombien, Andres Pastrana, a exprimé sa ferme intention d’entamer avec la guérilla des négociations qui aboutiraient à la paix. Une volonté soutenue par de nombreuses institutions du pays, notamment par l’Eglise catholique.
Les choses semblent avancer en ce sens, puisque Francisco Caraballo, principal représentant de l’Armée populaire de libération (un des mouvements de la guérilla), a adressé à Mgr Jaime Prieto Amaya, évêque de Barrancabermeja, une lettre dans laquelle il exprime son souhait d’entamer des négociations de paix avec le nouveau gouvernement. Dans le même temps, une autre formation de guérilla, l’Armée de libération nationale (ELN), envoyait au nouveau président une lettre signalant qu’elle était ouverte au dialogue.
Déjà, les négociations ont repris le 12 juillet entre le président Pastrana et les guérilleros de l’ELN. L’Eglise catholique y joue un rôle de médiation. Le groupe des négociateurs compte en effet six représentants de l’Eglise catholique, six membres du Comité national de Paix et six autres personnes désignées par l’ELN.
Pour Mgr Alberto Giraldo Jaramillo, président de la Conférence épiscopale colombienne, il s’agit là d’un «signal très positif de la part de l’ELN et des représentants de la société civile unis à l’Eglise, parce qu’il démontre combien la paix est souhaitée par tous les citoyens colombiens». (apic/cip/ab)
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