Mardi, Recep Tayyip Erdoğan avait indiqué qu’il appellerait le pape François pour déplorer «l’immoralité commise à l’encontre du monde chrétien» lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. Des scènes de ce spectacle retransmis en mondovision ont provoqué de vives réactions. Certaines personnes ont vu notamment lors d’une séquence avec des drag-queens une parodie de la Cène, le dernier repas du Christ – une interprétation démentie ensuite par le directeur artistique des cérémonies olympiques Thomas Jolly.
«Affirmant que les valeurs religieuses et morales ont été ridiculisées et que l’honneur de l’humanité a été bafoué sous couvert de la liberté d’expression et de la tolérance, le président Erdoğan a averti que cela offensait les musulmans autant que le monde chrétien», détaille le communiqué de la présidence turque posté sur X.
Critiquant «la propagande perverse pendant les JO», Recep Tayyip Erdoğan a dit au pape qu’il était «nécessaire d’élever nos voix ensemble et d’adopter une position commune contre ces phénomènes».
Interrogé par I.MEDIA, le Bureau de presse du Saint-Siège n’a pas encore confirmé cet appel – qui pourrait comme souvent ne faire l’objet d’aucun commentaire. Le pape François n’a pas réagi publiquement à la polémique suscitée par la cérémonie d’ouverture du 26 juillet. Mais plusieurs évêques dans le monde ont fait part de leur tristesse. Ceux de France ont ainsi dénoncé les « moqueries anti-chrétiennes [qui] ont exclu des gens alors que le spectacle aurait dû les rassembler ».
Au Vatican, le président de l’Académie pontificale pour la Vie, Mgr Vincenzo Paglia, a salué le message des évêques de France qui ont été « bons et courageux ». Les médias du Vatican ont par ailleurs relayé la parole de l’Église en France.
Selon la présidence turque, les deux hommes auraient aussi parlé des événements en cours au Moyen-Orient. Mercredi, le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a été assassiné par une frappe à Téhéran (Iran). Quelques heures auparavant, Israël avait éliminé le chef militaire du Hezbollah, près de Beyrouth (Liban).
Erdoğan a confié que ces attaques démontraient la menace que fait peser Israël sur la région. « Notre président Erdoğan a déclaré qu’il croyait que les négociations du pape François avec les pays qui soutiennent Israël seraient bénéfiques pour mettre fin aux attaques », peut-on lire dans la note.
Au sujet de Gaza, le chef d’État turc a estimé de nouveau que les actions militaires israéliennes se sont transformées en « génocide ».
Le président turc et le pape François ont déjà par le passé échangé au sujet du conflit entre Israël et le Hamas. Le 26 octobre dernier, moins de trois semaines après le massacre du 7 octobre, les deux hommes s’étaient téléphoné pour parler de la « situation dramatique en Terre Sainte ». (cath.ch/imedia/ak/mp)
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