Le pape François invite les séminaristes à s’inspirer du curé d’Ars

La mémoire de « l’appel de l’amour du Seigneur » doit être cultivée par les séminaristes qui se préparent à « recevoir un jour le don du sacerdoce », a expliqué le pape François en recevant le 3 août 2024 au Vatican un groupe de séminaristes du diocèse de Getafe, une ville située dans l’agglomération de Madrid. Le pape a rappelé la mémoire liturgique, ce dimanche, de saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, patron des curés de paroisse.

Le pontife a fait une exception en cette période estivale théoriquement libre d’audiences en recevant ce groupe de séminaristes de cette ville du sud de Madrid, en pèlerinage à Rome à l’occasion du 30e anniversaire de la fondation de leur séminaire. 

François a cité saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), qui disait que « si nous comprenions bien ce qu’est un prêtre sur la terre, nous mourrions, non pas de peur, mais d’amour ». Il a donc invité les séminaristes espagnols à s’inspirer de ce prêtre français, élevé par Benoît XVI en 2010 au rang de saint patron des curés du monde, pour vivre leur sacerdoce dans une dynamique « d’entière consécration à Dieu ». 

« Ce chemin de configuration à Jésus, le Bon Pasteur, n’est pas sans difficultés », a rappelé François, en rappelant l’unité nécessaire entre les quatre aspects fondamentaux de la formation : « la vie spirituelle, l’étude, la vie communautaire et l’activité apostolique ». 

Le pape a exhorté les séminaristes à ne pas perdre de vue « cette quadruple réalité, car le Seigneur et l’Église attendent des prêtres qu’ils soient avant tout des hommes intègres et généreux dans leur réponse à la vocation qu’ils ont reçue, toujours prêts à écouter et à pardonner, déterminés à vivre pleinement leur dévouement total à Dieu et à leurs frères, avec une prédilection particulière pour ceux qui souffrent le plus, pour les pauvres et pour les laissés-pour-compte », a-t-il insisté.

Cette audience se déroulait dans un contexte de vaste réforme des séminaires en Espagne, confrontés à une baisse drastique du nombre de candidats au sacerdoce au fil de la décennie écoulée. Certaines régions comme la Galice, lieu du sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle, n’ont presque plus de vocations sacerdotales, quand d’autres comme l’Andalousie résistent mieux. 

Le Saint-Siège et le pape demandent aux évêques de mutualiser leurs moyens pour atteindre un nombre suffisant de séminaristes. Le modèle classique du séminaire diocésain doit laisser progressivement la place à des séminaires interdiocésains, parfois liés à des universités, comme c’est souvent le cas en France. (cath.ch/imedia/cv/mp)

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