Le Saint-Siège encourage la fréquentation de la «Lourdes de l'Inde»

Le sanctuaire marial de Velankanni en Inde attire des millions de pèlerins, catholiques on non. Dans une lettre envoyée le 1er août 2024 à Mgr Sagayaraj Thamburaj, évêque de Tanjore, le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, Mgr Fernandez, loue la «beauté spirituelle» de Notre-Dame de la Bonne Santé’.

Le sanctuaire marial de Velankanni est situé dans le Tamil Nadu, au sud-est de la péninsule indienne. Aussi appelé ›Notre-Dame de la Bonne Santé’, il accueille chaque année, entre le 29 août et le 8 septembre, un important pèlerinage de catholiques indiens. Le pape François a une «grande estime» pour ce lieu de foi, assure le cardinal Victor Manuel Fernandez dans sa lettre adressée à l’évêque de Tanjore.

«La même Vierge Marie qui s’est manifestée à Lourdes s’est manifestée en Inde comme Mère de la Bonne Santé», affirme le cardinal dans ce courrier publié par le Saint-Siège le 6 août. Il salue l’afflux de «millions de pèlerins», notamment des malades, qui visitent ce sanctuaire reconnu en 1962 sous le pontificat de Jean XXIII. L’Argentin rappelle qu’en 2002, le pape Jean-Paul II avait décidé d’y faire célébrer la Journée mondiale du malade.

Pas de syncrétisme

Comme le note le préfet, le sanctuaire de Velankanni accueille aussi de «nombreux pèlerins non-chrétiens». La Vierge du sanctuaire, représentée en sari – habit traditionnel indien – avec le Christ dans ses bras, est associée par ces derniers aussi bien à la déesse Shakti, figure maternelle du panthéon hindou honorée dans un proche temple, qu’à la déesse de la fertilité Mariamman, vénérée par les Tamouls hindous.

Le Saint-Siège considère que le Saint-Esprit «agit» à travers ces pèlerins hindous qui «viennent chercher le réconfort» et sont parfois «guéris de leur maladie». «Il ne faut pas y voir une forme de syncrétisme ou de mélange des religions», insiste le cardinal Fernandez qui demande d’accueillir tous les visiteurs.

Les trois miracles de Velankanni

Les origines de cette dévotion sont très anciennes, puisqu’elles remontent à trois miracles survenus aux 16e et 17e siècles. La Vierge de Velankanni serait d’abord apparue à un jeune berger tamoul lors d’une chaude journée de mai 1570. Le jeune garçon aurait offert du lait à la mère du Christ; plus tard, il se se serait rendu compte que son broc était toujours rempli de lait frais.

Marie serait ensuite apparue en 1597 à un infirme qui vendait du lait caillé, et qui en offrit cette fois-ci au petit Jésus. La Vierge demanda alors au malade de se rendre à Velankanni pour y faire construire une chapelle en son honneur. En s’y rendant, le garçon guérit miraculeusement, puis honora la requête de la Madone.

Plus tard, un navire portugais parti de Macao en Chine et gagnant Ceylan au Sri Lanka fut pris dans une tempête. Les marins invoquèrent la Vierge Marie, et soudain la mer se calma; sauvés, ils contribuèrent à la construction d’une église à Velankanni. En 2004, cette dernière a été relativement épargnée lors du tsunami, alors que toute la région était dévastée par la catastrophe. (cath.ch/imedia/cd/lb)

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