Actions préventive et curative de Memisa sur le terrain
Le volet curatif comprend l’examen systématique de la population à risque de la région, réalisé par les 6 équipes (7 personnes par équipe) itinérantes de Memisa-Belgique. L’an dernier, environ 15’000 personnes infectées ont été transférés vers l’un ou l’autre des six centres de dépistage de l’ONG, où un personnel médical expérimenté se mobilise. Les soins peuvent durer six semaines, dont trois passées dans le dispensaire.
Coûteux, le traitement est de plus dangereux, même s’il réussit à 90 ou 95%. Les spécialistes de la lutte contre le fléau ont en effet recours à plusieurs médicaments onéreux, connus sous le nom de trypanocides, dont le plus important, l’arsobal, à base d’arsenic peut provoquer des effets secondaires chez des patients sous-alimentés, diminués physiquement. Ces médicaments s’injectent dans la main du patient.
Sans parler des autres frais, et non des moindres, on estime à 60 dollars (90 francs suisses) le coût nécessaire pour les seuls médicaments. «Une somme impossible à payer pour ces populations rurales, à qui il est demandé une participation symbolique de un dollars. Que beaucoup d’ailleurs ne sont pas en mesure de payer», confie Marti Waals.
L’autre volet, en plus de la pose des pièges à mouches baptisés «Challier-Laveissière», du nom de leurs inventeurs en 1973, et de l’initiation des populations à s’en servir, est contenu dans un programme préventif: conseils simples, comme le chaûlage des huttes, la coupe des mauvaises herbes et d’arbustes, le nettoyage des parcelles et l’élimination des flaques d’eau. La population est invitée à prendre des initiatives dans ce sens afin d’éviter une contamination.
Avec l’OMS et l’Union européenne
Le programme Memisa est exécuté en collaboration avec le Bureau central de la lutte contre la trypanosomiase et d’autres ONG, mais aussi avec le bureau de l’OMS à Kinshasa. En 1994, cette dernière a mis au point un programme de prévention pour un montant de 32 millions de dollars pour des actions dans une dizaine de pays. Quant à l’Union européenne, elle a également reconnu la menace d’une véritable catastrophe humanitaire. Elle offre actuellement son aide via son Office ECHO. Une aide principalement orientée vers l’approvisionnement en médicaments. (apic/pr)
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