« Sa libération [le Père Simon-Pierre Madou Baïhana] est intervenue moins de 24 heures après qu’il ait été enlevé par des agents de sécurité en civil, d’une manière qui a fait craindre un enlèvement par des bandits », a expliqué à Fides un membre de l’Église qui tient à garder l’anonymat. « La manière dont il a été arrêté, le fait que le procureur n’ait pas entamé de procédure formelle d’accusation et sa libération rapide font penser à un acte d’intimidation à l’encontre d’un prêtre qui a pris des positions critiques à l’égard du gouvernement », a-t-il ajouté.
« La réaction instantanée de Mgr Goetbé Edmond Djitangar, archevêque de Djitangar, qui a immédiatement publié un communiqué sur l’arrestation du prêtre, et la forte mobilisation des fidèles ont probablement contribué à la libération rapide du Père Madoua », explique encore le membre de l’Église. Dans un entretien accordé aux médias locaux, le Père Madou a même déclaré que « ma détention a été de courte durée parce que beaucoup de personnes sont intervenues pour ma libération, à commencer par l’archevêque Djitangar ».
Le prêtre a été accueilli par une foule en liesse à son retour dans sa paroisse dans l’après-midi du 6 août. Malgré son état de santé précaire, le Père Madou a tenu à célébrer la messe, après avoir salué et embrassé ses paroissiens. (cath.ch/fides/bh)
Bernard Hallet
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