Devant une petite foule de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre malgré les fortes chaleurs estivales, le pontife a commenté l’évangile du jour, qui raconte comment certains juifs doutent de la divinité du Christ parce qu’ils ne conçoivent pas qu’il puisse en même temps avoir des «origines humbles». Cette «idée préconçue», a-t-il souligné, leur donne la conviction qu’«ils n’ont rien à apprendre de lui», même après qu’il a fait des miracles.
Pourtant, rappelle le pape, ces juifs sont très respectueux des règles religieuses. Mais, note-t-il, ils ont des «schémas rigides» et il n’y a donc «pas de place dans leur cœur pour ce qui n’y correspond pas, pour ce qu’ils ne peuvent pas cataloguer et classer dans les étagères poussiéreuses de leur sécurité».
Le pape François a mis en garde tous les chrétiens contre la tendance à ne chercher dans sa prière et dans sa vie de chrétien «qu’une confirmation de ce que nous pensons». Cette attitude empêche de rencontrer vraiment Dieu, affirme-t-il, au contraire de «la foi et la prière» authentiques qui «ouvrent l’esprit et le cœur».
Pour remédier à cette tendance, le pape enjoint donc à «faire le silence» au fond de soi pour se mettre à l’écoute de Dieu dans la prière. Il a demandé à la Vierge Marie de donner du courage à ceux qui tentent d’entendre la voix du Seigneur pour «faire sa volonté».
À la fin de l’Angélus, le pape François a commémoré les bombardements atomiques des villes de Hiroshima et Nagasaki par l’armée américaine, survenus les 6 et 9 août 1945. Il s’était lui-même recueilli à Nagasaki en 2019. Il a ainsi invité chacun et chacune à continuer à prier pour les victimes de ces attaques, mais aussi pour celles de toutes les guerres passées ou en cours, notamment en Ukraine, Palestine, Israël, au Soudan et au Myanmar.
Il a ensuite prié pour les 62 victimes de l’accident d’avion survenu au Brésil la veille.
Le pontife s’est enfin réjoui de la fête de sainte Claire d’Assise, célébrée chaque 11 août, et en a profité pour saluer toutes les femmes appartenant aux clarisses, l’ordre franciscain fondé par l’amie de saint François. Le pape a évoqué la «belle amitié» qui l’unit personnellement aux clarisses de Valle Gloria, un monastère situé à Spello – à proximité d’Assise – où il s’est rendu à plusieurs reprises. (cath.ch/imedia/cd/lb)
I.MEDIA
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/angelus-le-pape-met-en-garde-contre-les-schemas-rigides/