Remettre les pendules à l’heure

Belgique: Vers une lettre des évêques de Belgique sur le mariage

Bruxelles, 29 juillet 1998 (APIC) Les évêques de Belgique publieront cet automne une lettre pastorale sur le mariage. Leur propos est d’abord de «redonner courage aux fidèles qui ont fait le choix du mariage», explique Mgr Roger Vangheluwe. L’évêque de Bruges insiste aussi sur la volonté des évêques de «défendre le mariage par rapport à d’autres formes de vie commune».

«Nous allons demander aux autorités de défendre le mariage comme institution sociale. Admettre que les époux paient au fisc un tribut plus lourd que les couples non mariés, c’est le monde à l’envers!», s’insurge Mgr Vangheluwe.

Dans une année qui a vu en Communauté flamande s’élaborer pour les couples homosexuels un contrat de vie commune différent du contrat de mariage, le propos des évêques n’est pas de rejeter les efforts visant à réguler d’autres formes de vie commune par des dispositions adéquates. Mais pour les évêques, il ne saurait être question de «mettre ces formes alternatives sur le même pied que le mariage». Et pour une raison essentielle, que Mgr Vangheluwe explique en ces termes: «C’est dans le cadre du mariage que s’accomplissent le mieux, à mon avis, aussi bien les besoins de réalisation et de sécurité personnelles que la vie commune avec un partenaire et l’éducation des enfants».

A force de mettre en avant la fragilité du couple et les difficultés de la vie commune, on a fini par douter du mariage, observe l’évêque de Bruges. Or, remarque-t-il, les couples mariés et heureux de l’être «sont plus nombreux qu’il n’y paraît». En revanche, dit-il, «on n’a pas besoin d’enquête scientifique pour savoir que la liberté sexuelle n’est pas une garantie de bonheur».

Mgr Vangheluwe souhaite que la voix des évêques soit entendue dans le débat public, sans pour autant être assimilée au message d’un parti ou d’un mouvement politique. «Je suis convaincu que, dans presque tous les partis, il y a des gens qui tiennent à la fidélité dans le mariage – et je ne parle pas seulement du mariage chrétien. En la matière, il n’y a pas les croyants face aux non-croyants. Dans les milieux non croyants aussi, beaucoup se préoccupent d’un estompement des normes en ce domaine».

Les valeurs fondamentales

C’est en prenant appui sur cette préoccupation au-delà des clivages reçus que les évêques vont demander aux autorités de mieux défendre les valeurs fondamentales du mariage, de la fidélité conjugale et de la famille.

En exprimant leurs attentes à l’égard du couple, du mariage et de la famille, les évêques n’entendent pas dicter au législateur ce qu’il doit faire, précise encore Mgr Vangheluwe, mais seulement insister sur les conséquences d’une législation quant à l’évolution de la société et des moeurs. «Si l’on adopte une législation qui accable le mariage, il ne faudra pas s’étonner par la suite que la famille n’est plus la pierre d’angle de la société». (apic/cip/pr)

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