Chaque année, le 15 août, les catholiques célèbrent l’Assomption qui commémore la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie et son entrée au ciel. Selon la tradition de l’Église catholique, la mère de Jésus n’a pas été soumise à la mort mais a été, selon le terme technique, «assumée» au ciel – d’où le terme assomption –, avec son corps et son âme. Il n’existe donc pas de «tombe» où reposerait son corps.
Dans sa courte catéchèse, le pape a expliqué que la fin du «pèlerinage terrestre» de Marie s’était terminé par son «Assomption au Ciel où, avec son Fils, elle jouit pour toujours de la joie de la vie éternelle». La Vierge Marie avait commencé son pèlerinage dès l’apparition de l’ange Gabriel qui lui avait annoncé qu’elle serait la mère de Jésus, a rappelé le pontife. Il ne faut dès lors pas voir Marie comme «une statue de cire immobile» qui pourrait jouir d’un «privilège», mais comme une femme qui «sera toujours sur la route à la suite de Jésus».
«Prions la Madone pour qu’elle nous aide à avancer dans ce voyage vers la rencontre avec le Seigneur», a encouragé le pontife. Il a insisté par trois fois sur le fait que «la Sainte Vierge est celle qui nous précède sur le chemin».
Lors de cet angélus, le pape François a de nouveau appelé à un cessez-le-feu au Moyen-Orient ainsi qu’à la libération des otages retenus à Gaza. Il a confié suivre encore «avec préoccupation la très grave situation humanitaire à Gaza».
Dix mois après le massacre du 7 octobre qui a fait près de 1200 victimes côté israélien, la guerre menée par Israël contre le Hamas aurait déjà fait 40’000 morts selon l’organisation islamiste. 111 otages israéliens seraient toujours retenus à Gaza, dont 39 sont morts, selon l’armée israélienne. Le pape François a exhorté chacun à produire tous les efforts pour que le conflit ne s’élargisse pas, et à «parcourir les voies de la négociation afin que cette tragédie finisse rapidement».
Dans ses messages prononcés après l’angélus, le pape a aussi confié les «angoisses et les douleurs» des populations qui souffrent dans le monde. Il a cité notamment le Soudan, le Myanmar et «l’Ukraine martyrisée».
Concernant ce pays en guerre contre la Russie, le Bureau de presse du Saint-Siège a indiqué le 15 août que le cardinal Mario Zuppi avait eu un entretien téléphonique la veille avec Li Qui, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires eurasiennes.
«Il a été manifesté de grandes préoccupations concernant la situation et la nécessité de favoriser le dialogue entre les parties, avec des garanties internationales adéquates pour une paix juste et durable», indique le communiqué.
Le pape François a choisi l’an passé le président de la conférence épiscopale italienne pour une mission en faveur de la paix en Ukraine. Le cardinal Zuppi, archevêque de Bologne, s’est pour cela rendu en Chine, en Ukraine, en Russie et à Washington. Parallèlement, le Saint-Siège poursuit son action humanitaire en Ukraine. Le 12 août, des camions chargés de nourriture, de vêtements, de produits d’hygiène et de médicaments, chargés à Rome par des gardes suisses, sont arrivés dans la région ukrainienne de Kharkiv, a indiqué Vatican News. L’opération a été coordonnée une nouvelle fois par le dicastère pour la Charité, qui a à sa tête le cardinal polonais Konrad Krajewski.
Le pape François a enfin eu une pensée pour les Grecs qui luttent depuis quelques jours contre «un gravissime incendie» au nord-est d’Athènes. «Des dizaines de milliers de personnes ont déjà été évacuées, de nombreuses familles se sont retrouvées sans abri, des milliers de personnes sont confrontées à de terribles difficultés et, en plus des immenses dégâts matériels, une catastrophe environnementale est en train de se produire», a déploré le pape François.
Il a confié prier pour les victimes et les blessés, et a espéré que ces populations puissent être soutenues par une «solidarité commune». Déclenché dimanche dernier, l’incendie a ravagé 10’000 hectares et détruit des bâtiments et des véhicules. (cath.ch/imedia/hl/rz)
Raphaël Zbinden
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