Sœur Agnès Katsuko Sasagawa, la religieuse catholique japonaise, bénéficiaire des apparitions de Notre-Dame d’Akita, est décédée le 15 août 2024, à l’âge de 93 ans.
Les apparitions et les phénomènes surnaturels autour de Notre Dame d’Akita, au Nord-est du Japon avaient fait de la religieuse une personnalité connue dans le pays et bien au-delà, rapporte ucanews.
Née en 1930 dans une famille bouddhiste au Japon, Katsuko Sasagawa a connu le christianisme d’une manière inhabituelle. Une infirmière chrétienne lui avait offert de l’eau de Lourdes, un site célèbre pour ses guérisons miraculeuses. Elle a alors cherché à connaître le christianisme et s’est rapidement convertie se faisant baptiser sous le nom d’Agnès
Elle rejoint ensuite une congrégation religieuse du diocèse de Niigata. Dans cette communauté, elle a commencé à faire l’expérience d’une série de visions extraordinaires, à partir de 1973.
Le 12 juin 1973, Agnès a d’abord vu une lumière rayonnante émanant du tabernacle du couvent. Cette vision se serait répétée les deux jours suivants. Le 28 juin, une plaie en forme de croix apparaît sur sa main gauche, qui saigne abondamment et lui cause une grande douleur. Cet événement a marqué le début d’une série de manifestations mystiques qui allaient captiver l’attention des catholiques et des théologiens.
Le 6 juillet 1973, Agnès aurait entendu une voix s’exprimer à partir d’une statue en bois de la Vierge Marie située à l’intérieur du couvent. La voix, qu’elle identifie comme celle de Marie, lui transmet des messages exhortant le monde à prier, à se repentir et à offrir des sacrifices en réparation des péchés de l’humanité. Les messages se sont poursuivi durant l’année 1973.
Parallèlement aux expériences d’Agnès, la statue de Marie a commencé à manifester des phénomènes surnaturels. Elle a développé une blessure à la main droite, reflétant la blessure à la main gauche d’Agnès.
L’Église a enquêté sur les événements entourant Notre-Dame d’Akita. En 1975, l’évêque du diocèse, Mgr John Shojiro Ito, a institué une commission d’enquête en consultation avec la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican. Après un an d’enquête, la commission a conclu qu’elle n’était « pas en mesure de prouver les événements surnaturels ».
En 1984, Mgr Ito a cependant déclaré que les événements et les messages n’étaient pas contraires à la doctrine catholique et il a autorisé la vénération de Notre-Dame d’Akita dans son diocèse, tout en rappelant que ces événements restaient considérés comme des révélations privées.
L’un des aspects les plus remarquables des apparitions d’Akita a été les larmes de la statue de Marie. À partir de janvier 1975, la statue aurait pleuré à 101 reprises des larmes de sang sur une période de sept ans. Une chaîne de télévision japonaise a même filmé ce phénomène, alimentant ainsi l’intérêt et la dévotion pour Notre-Dame d’Akita.
Un sanctuaire dédié à Marie sous le nom de Redemptoris Mater a été achevé à Akita, en 2002. Depuis 2017, il attire chaque année des milliers de pèlerins. (cath.ch/ucanews/mp)
Maurice Page
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