«Pas d’avenir sans solidarité»
Berne, 3 juin 1998 (APIC) La pétition «Pas d’avenir sans solidarité» lancée en octobre dernier par la Communauté de travail Swissaid, Action de carême, Pain pour le Prochain, Helvetas, Caritas, pour soutenir la Fondation Suisse solidaire sera remise cet automne au Conseil fédéral et au parlement. Les initiants espèrent rassembler 50’000 signatures estimant que l’idée de solidarité reste fortement ancrée dans la population suisse.
Fin avril la pétition avait déjà rassemblé quelque 35’000 signatures. Elle aurait du être déposée ces jours-ci au parlement. Les œuvres d’entraide ont cependant préféré attendre l’automne car l’agenda du parlement et du Conseil fédéral n’offrait actuellement aucun moment favorable permettant de donner à l’événement toute la publicité voulue.
L’idée de solidarité est assez solidement ancrée parmi la population pour donner une chance réelle à la Fondation Suisse solidaire de voir le jour. L’expérience des œuvres d’entraide montre que les Suisses restent ouverts aux situations de détresse ici et à l’étranger, souligne Richard Gerster, directeur de la communauté de travail. La Fondation Suisse solidaire doit permettre de donner un visage concret à cette démarche.
En outre en vue de la votation populaire sur le sujet, il semble primordial de s’écarter du contexte des biens juifs en déshérence et de l’or nazi. Les oeuvres d’entraide ont par ailleurs l’intention d’établir un forum plus large en faveur de la Fondation Suisse solidaire en s’approchant d’autres associations comme Pro Juventute, Pro Senectute ou Pro Infirmis.
Selon le projet du Conseil fédéral, la Fondation Suisse solidaire dotée d’un capital de sept milliards de francs issu de la réévaluation de la banque nationale, devrait disposer d’un revenu de 350 millions de francs par an. Richard Gerster se déclare cependant déçu de la proposition du Conseiller fédéral Kaspar Villiger de limiter à 500 tonnes l’or remis à la Fondation. Au cours actuel 500 tonnes représentent bien 7 milliards de francs, mais si les cours baissent la fondation verrait sa dotation diminuer. Il s’agit là d’un indice négatif, qui montre que la volonté politique s’affaiblit, estime le directeur de la Communauté de travail. (apic/job/mp)
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