Belgique: Procès d’un prêtre pédophile
Bruxelles 4 juin 1998 (APIC) Ni l’évêque de Gand, Mgr Arthur Luysterman, ni son vicaire général ne se sont présentés devant le tribunal correctionnel de Termonde, en Belgique, qui juge actuellement l’abbé Verkissen, auquel sont reprochés des faits de pédophilie commis sur un jeune mineur de la paroisse de Grembergen.
Comme le cardinal Godfried Danneels et Mgr Lanneau son auxiliaire pour Bruxelles, dans le cadre de l’affaire Vanderlyn, le «patron» du diocèse de Gand et son adjoint avaient été convoqués devant le tribunal parce que, aux yeux du défenseur de la victime, ils pouvaient être considérés comme civilement responsables des actes du curé. Ils n’étaient cependant pas obligés de s’y rendre personnellement et se sont fait représenter par leurs avocats.
C’est la crainte d’une hypermédiatisation de leur comparution qui aurait incité l’évêque et son adjoint à ne pas aller au tribunal. Les autres évêques n’ont pas fait de commentaires pour respecter l’autonomie de leur confrère. Mais il est clair que pour la «base» la présence de l’évêque aurait permis de redorer le blason de l’Eglise terni par ces affaires de pédophilie.
Le procès qui s’est déroulé à huis-clos semble avoir été marqué par un net durcissement des positions. Le verdict est attendu pour le 10 juin. (apic/le soir/mp)
Fécondation assistée en Italie : le Vatican prend position
Rome, 4 juin 1998 (APIC) «L’Osservatore Romano», sous la plume Mario Agnes, son directeur, et Radio Vatican, par la voix de Mgr Elio Sgreccia, directeur de l’Institut de bioéthique de l’université catholique de Rome, ont réagi à l’avis favorable exprimé le 2 juin par la Commission des Affaires constitutionnelles de la Chambre des députés italienne pour le projet de loi sur la fécondation assistée. 19 députés ont dit «oui», contre 13 voix pour le «non». Le projet sera donc discuté à la chambre ce mardi 10 juin, ce qui explique la prise de position du Vatican aujourd’hui.
Pour Mgr Sgreccia, il y a dans le projet de loi des points en contradiction avec les valeurs constitutionnelles de la République Italienne. En premier lieu, le fait d’admettre la fécondation hétérologue, c’est-à-dire, explique le prélat, la présence d’un père génétique différent de l’époux, du père juridique. Ce qui constitue à ses yeux un traumatisme pour la famille conçue comme la société naturelle fondée sur le mariage. Autre objection: l’accès de " tout type de couple» à ce type de fécondation, ce qui serait la reconnaissance «de facto» par la loi d’un autre type d’union en opposition avec la famille fondée sur le mariage.
Le moraliste relève également que la loi ne protège pas de façon claire et suffisante la valeur de la vie conçue, puisqu’elle n’interdit pas la production d’embryons surnuméraires, ce qui veut dire qu’on prévoit la suppression des embryons et qu’on n’interdit pas la congélation». Le moraliste voit là une grave lacune: «Les valeurs civiles et l’éthique naturelle ne sont pas assez protégées» dans le projet de loi, qui est «une interprétation de la constitution très élargie».
Mario Agnes ne s’interroge pas sur le caractère constitutionnel ou non du projet de loi, mais pose la question: «La formulation de lois de l’homme peut-elle prévaloir sur la loi de Dieu, qui est inscrite non seulement sur des Tables, mais dans cette forteresse intérieure inexpugnable qu’est la conscience ?» Il parle de la cohérence de la vie du chrétien avec sa foi et rappelle le geste d’objecteur de conscience du défunt Roi des Belges, Baudouin Ier. «Le geste d’un croyant. Un geste exemplaire «, conclut-il. (apic/cip/imed/pr)
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