Rome, 4 juin 1998 (APIC) «Je n’ai rien à ajouter à ce qui a déjà été dit par le passé»: c’est la réponse apportée dans l’»Avvenire», le quotidien de la Conférence épiscopale italienne, par le directeur de la salle de presse du Vatican, après les accusations du sous-secrétaire d’Etat américain, Stuart Eizenstat. Lequel a fait état le 2 juin à Washington d’une complicité du Collège pontifical Saint-Jérôme à Rome, à la fin de la guerre, pour aider les fascistes croates à fuir.
De semblables accusations ont en effet déjà été démenties par Joaquin Navarro-Valls, le porte-parole du Saint-Siège, dans les communiqués publiés en juillet et en décembre 1997, où il démentait que les caisses du Saint-Siège aient servi à faire transiter de l’or nazi depuis la Croatie.
Selon le quotidien italien «Il Corriere della Sera», qui en donnait un compte rendu ce mercredi 3 juin, le rapport Eizenstat met en cause un lien entre le Collège Saint-Jérôme à Rome et des membres de l’organisation fasciste croate «Oustachi», groupe nationaliste fondé par Ante Pavelic en 1929. Le rapport affirme n’avoir aucune «preuve» de l’implication du pape ou de ses conseillers. (apic/cip/imed/pr)
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