Fribourg: La nomination de Mgr Grab à Coire ouvre la succession dans le diocèse de LGF
Fribourg, 11 juin 1998 (APIC) L’élection de Mgr Amédée Grab sur le siège épiscopal de Coire, même si elle n’est pas encore officiellement confirmée, ouvre la question de sa succession à la tête du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg où il avait été nommé le 9 novembre 1995. Mois de trois ans après l’arrivée de Mgr Grab à Fribourg, le diocèse s’apprête à le voir partir et s’interroge sur son avenir. Pour l’instant aucune discussion n’a encore eu lieu quant au choix de son successeur.
« Lorsque que les premiers bruits faisant état d’une éventuelle candidature de Mgr Grab au siège épiscopal de Coire, le bureau du Conseil presbytéral a abordé brièvement la question mais a estimé alors que cette éventualité était peu probable. C’est la raison pour laquelle, nous ne sommes pas entrés à matière à ce sujet », relève l’abbé Rémy Berchier, vice-président du Conseil presbytéral du diocèse. Le curé de Bulle rappelle à titre personnel qu’une large consultation touchant un millier de personnes avait été faite il y a trois ans au moment de la nomination de Mgr Grab. « Je ne pense pas qu’il serait nécessaire d’en lancer une nouvelle. Les 6 à 7 personnes qui s’étaient profilées dans un peloton de tête sont pour la plupart encore disponibles. »
« Si l’élection de Mgr Grab est confirmée, le bureau du Conseil presbytéral va se réunir pour examiner la procédure à suivre. Il prendra contact avec le nonce apostolique en Suisse qui a la responsabilité d’établir une liste de candidats soumise ensuite à la Congrégation pour les évêques. Le cas échéant, j’imagine qu’une nomination pourrait se faire d’ici la fin de l’année. »
Yvan Stern, porte parole de l’évêché à Fribourg, ne dispose pour l’instant d’aucune information ni commentaire en l’absence de Mgr Amédée Grab qui assiste à l’assemblée de la Conférence des évêques à Einsiedeln. La succession suivrait la procédure habituelle prévue par le droit canon, le diocèse n’a pas de concordat avec le Vatican, explique-t-il. Aucune discussion n’a eu lieu pour l’instant face à cette éventualité. Aux yeux d’Yvan Stern, la consultation devrait néanmoins reprise, au moins en partie, car on ne va pas seulement prendre le premier ou le second des viennent-ensuite. « Les anciennes listes de candidatures ne sont pas forcément valables car des candidats qui n’auraient pas été approuvés par Rome lors d’une procédure précédente ne seront pas repris. »
Mgr Jacques Richoz, vicaire général du diocèse, ne dispose pas non plus d’informations officielles. « S’il convient de procéder à une nouvelle nomination, elle se fera selon les normes du droit canon qui prévoit que le « Pontife Suprême nomme librement les évêques ». La consultation effectuée par le nonce apostolique en Suisse se fait simplement à bien plaire. Elle lui permet d’établir une liste de candidats et de l’envoyer à Rome.
L’éventualité d’un changement après trois ans de fonction représente évidemment des difficultés pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, admet Mgr Richoz. « Pour Coire c’est peut-être la meilleure solution parce que quelqu’un qui arrive de l’extérieur peut refaire l’unité brisée. Tout en étant un avantage pour Coire, cela représente pour nous un problème, mais il est probablement moins difficile à résoudre chez nous. Si les instances romaines ont penché pour une solution de ce genre, c’est probablement parce qu’elles ne voient pas comment s’en sortir autrement. »
Quant aux noms d’éventuels candidats à l’épiscopat, personne ne veut s’avancer pour l’instant. A noter que si les deux évêques auxiliaires Mgr Pierre Bürcher à Lausanne, et Mgr Pierre Farine à Genève, peuvent évidemment accéder au siège titulaire, ils ne disposent d’aucun droit de succession privilégié. Affaire à suivre donc. (apic/mp)
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