Ouagadougou: Les chefs d’Etat de l’OUA créent une cour des droits de l’homme
Ouagadougou, 11 juin 1998 (APIC) Les chefs d’Etat africains, réunis en conférence annuelle à Ouagadougou (Burkina-Faso), ont décidé mardi soir de créer une cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Cette décision est considérée comme une victoire pour les défenseurs africains des droits de l’homme. Lors du sommet de l’année dernière, à Hararé, les dirigeants du continent n’avaient pu s’accorder sur ce projet.
La CADHP est une juridiction qui offre de nouvelles opportunités aux victimes potentielles de violation des droits de l’homme. Elle est différente de la Commission africaine des droits de l’homme dont les travaux obéissent aux règles de la confidentialité sauf si «la conférence des chefs d’Etat de l’OUA en décident autrement».
Les initiateurs de la CADHP estiment qu’elle servira de «forteresse permanente contre toutes les formes de barbaries que le continent ne saurait plus jamais tolérer».
L’Afrique du Sud et le Sénégal ont offert chacun d’accueillir le siège de cette nouvelle cour. Les dirigeants sud-africains ont présenté comme arguments «leur poids diplomatique, leur traumatisme historique et leur détermination à accorder une grande place à la question des droits de l’homme en Afrique, conformément à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981 par un sommet de l’OUA à Nairobi.
Pour sa part, le Sénégal a mis en avant le passé historique de l’Ile de Gorée (au large de Dakar), dernière escale des esclaves africains sur le chemin de l’Amérique. (apic/ibc/pr)
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