Soleure: Instruction romaine sur la collaboration des laïcs au ministère des prêtres

Des photos de ce reportage peuvent être obtenues auprès de l’Agence CIRIC, à Lausanne.

Mgr Koch continue de faire confiance aux théologiens laïcs

Soleure, 18 juin 1998 (APIC) Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, n’entend pas supprimer les délégations de compétences extraordinaires accordées par lui-même ou ses prédécesseurs aux théologiens laïcs hommes et femmes de son diocèse. A l’avenir les assistants pastoraux pourront continuer à prêcher, à célébrer les baptêmes s’ils en ont reçu la délégation, ou à diriger une paroisse aux côtés d’un prêtre.

Mgr Koch a confirmé ces dispositions dans une lettre adressée à tous ses agents pastoraux. Il affirme en outre qu’il s’opposera à toute tentative visant à supprimer ces compétences.

Après l’instruction du Vatican sur la collaboration des laïcs au ministère des prêtres, en novembre dernier, les critiques avaient fusé dans le diocèse, faisant naître de l’inquiétude. Mgr Koch reconnaît que ce texte était une réaction défensive et restrictive contre les développements constatés dans diverses Eglises locales. Mais les fondements de l’Instruction doivent être pris au sérieux, y compris dans le diocèse de Bâle.

Une des faiblesses de l’instruction est qu’elle ne tient pas assez compte de la situation de détresse de certaines Eglises locales à cause du manque de prêtres. En outre les divers problèmes liés à cette situation ne sont pas suffisamment différenciés. La présidence par un laïc d’un Conseil de pastorale est aussi sévèrement condamnée que la direction d’une paroisse par un laïc. La distribution de la communion par les laïcs est mise sur le même pied que la célébration des sacrements.

A cause de la situation pastorale actuelle, il est nécessaire aujourd’hui de confier à des théologiens laïcs la proclamation de l’Evangile et son interprétation dans la prédication. Mais comme cette tâche est liée à l’ordination, il faut une délégation extraordinaire, relève Mgr Koch. La célébration des sacrements est le point le plus sensible de la foi et de la vie ecclésiale. Pour préserver le caractère sacramentel de l’Eglise, il importe de ne pas franchir les limites. Mgr Koch pense en particulier à «l’auto-délégation» de personnes qui ne sont pas prêtres pour la distribution de sacrements réservés aux prêtres. L’évêque de Bâle rappelle que la présidence de l’eucharistie et la direction de la communauté sont théologiquement inséparables. Si la direction d’une paroisse est partagée par un diacre ou un assistant pastoral cela reste toujours une participation en lien avec un prêtre. En ce sens Mgr Koch souhaite que le titre de responsable de communauté (Gemeindeleiter/in) utilisé en Suisse alémanique soit remplacé par un terme plus adéquat.

Mgr Koch estime en outre que le temps est venu de discuter les problèmes structurels de l’Eglise catholique en Suisse. Ainsi la fixation quasi définitive sur les paroisses anciennes n’est pas pour rien dans les difficultés actuelles. Alors que les chrétiens se trouvent de plus en plus dans une situation de diaspora, il s’agit de trouver de nouveaux chemins pour ramener les gens vers la vie chrétienne. A l’avenir le christianisme doit résider dans une relation personnelle au Christ, sinon il tombera. Il s’agit de renouveler l’Eglise non pas par le bas ou par le haut, mais de l’intérieur. (apic/oe/mp)

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