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L’affaire Groër en filigrane, un sentiment de trahison
Vienne, 21 juin 1998 (APIC) Les catholiques en Autriche sont profondément blessés dans leur honneur et humiliés par le sentiment d’une trahison, a déclaré dimanche le cardinal Jean-Marie Lustiger à l’agence APIC. Sans la nommer, l’archevêque de Paris faisait sans doute allusion à l’»affaire Groër», un non dit qui a causé un profond malaise durant toute la visite du pape en Autriche.
Le cardinal Lustiger, qui assistait dimanche avec d’autres cardinaux étrangers à la messe de béatification célébrée par le pape Jean Paul II sur la Place des Héros à Vienne, a commenté les réactions très contrastées des catholiques autrichiens. Il estime que le grand mouvement de base «Wir sind Kirche» (»Nous sommes l’Eglise») est l’une des expressions de cette perte de confiance. Mais il relève aussi les applaudissements spontanés qui ont accompagné la mention des évêques les plus critiqués, «comme si les catholiques autrichiens sentaient qu’il y avait dans cette épreuve quelque chose qui n’était pas vécu de façon chrétienne».
Car après tout, poursuit-il, «qu’il y ait des blessures et des péchés, le peuple chrétien le sait. Il a ses propres blessures et ses propres péchés. Le critère d’un peuple vraiment chrétien, c’est qu’il sait faire miséricorde». Pour le cardinal Lustiger, il y a un sentiment de honte et en même temps le sentiment de la nécessité de rétablir une véritable communion dans la charité. «Quand ces chrétiens disent, ’Nous sommes l’Eglise’, que pensent-ils du Christ ? Qui suivent-ils. Le Christ ou leur honneur, ou leurs réactions humaines ?» Le cardinal Lustiger s’est encore réjoui de la forte présence de jeunes dans la foule des fidèles, ce qui prouve à ses yeux que la nouvelle génération prend la relève de façon décidée et qu’il s’agit déjà d’une génération «d’après-crise». (apic/imedia/jmg/be)
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