2001 pourrait marquer le début d’une célébration commune

Date commune pour Pâques: l’idée recueille l’adhésion de nombreuses Eglises

Genève, 5 avril 1998 (APIC) Une proposition visant à mettre fin à la division des Eglises sur la question de la date de la fête chrétienne la plus importante, Pâques, semble recueillir le soutient de plusieurs grandes Eglises. Il n’est pas impossible, assure-t-on du côté du Conseil œcuménique des Eglises, à Genève, que d’ici l’an 2001 les chrétiens du monde célèbrent chaque année Pâques ensemble.

Thomas Fitzgerald, prêtre orthodoxe et directeur de l’Unité I du Conseil oecuménique des Eglises – Unité et renouveau – qui a organisé l’an dernier une rencontre à Alep, en Syrie, sur la date de Pâques, s’est dit «agréablement surpris par le nombre de réponses positives. Cela montre, a-t-il dit, qu’un grand nombre d’Eglises prennent cette question au sérieux, et reconnaissent la valeur des propositions de la réunion d’Alep.»

La fête de Pâques est habituellement célébrée à deux dates différentes, une par la plupart des protestants et les catholiques romains, l’autre par la majorité des orthodoxes, notamment. Cette année, par exemple, les dates de Pâques sont le 12 avril et le 19 avril. Ces différences sont le résultat d’un désaccord portant sur la réforme du calendrier introduite par le pape Grégoire XIII il y a 400 ans. La division sur ce que l’on appelle «les controverses pascales» a donné lieu à de nombreux débats au plus haut niveau entre les Eglises au cours des siècles, en particulier ces dernières décennies. Mais jusque-là, aucune solution n’a été trouvée.

A Alep, des représentants des grandes traditions chrétiennes avaient approuvé une proposition selon laquelle les Eglises continueraient de suivre le principe existant pour calculer la date de Pâques, mais en s’appuyant sur des données astronomiques modernes très précises. Ceci devrait contribuer à mettre fin à la division. La proposition, qualifiée par le COE d’»ingénieuse», demande à toutes les Eglises de suivre le principe établi par le premier Concile oecuménique de Nicée, en 325, selon lequel la fête de Pâques devait être célébrée le dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Pour le père Fitzgerald, «des calculs astronomiques plus précis devraient contribuer à parvenir à une solution. Mais celle-ci dépend aussi de la volonté des Eglises d’aboutir à un accord.»

L’année idéale

L’année 2001 est une année idéale pour commencer un système convenu, puisque la date du 15 avril 2001 sera la date de Pâques selon les deux méthodes de calcul actuellement utilisées.

Selon le Père Fitzgerald, les réponses, pour la plupart positives, proviennent entre autres des Eglises et organismes suivants: Patriarcat oecuménique, Eglise orthodoxe russe, Eglise orthodoxe syrienne, Eglise catholique romaine, Eglise vieille-catholique d’Allemagne, Commission théologique anglicane d’Afrique du Sud, Eglise (orthodoxe) de Grèce, Eglise presbytérienne des Etats-Unis, Conseil fédéral de l’Eglise libre qui représente 19 organisations confessionnelles nationales d’Angleterre et du Pays de Galles. (apic/eni/pr)

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