« Vendre son vote est comparable à la prostitution »
Manille, 15 avril 1998 (APIC) Les évêques philippins demandent aux électeurs de ne pas vendre leur vote. « Vendre son vote est comparable à la prostitution », écrivent-ils dans une lettre publiée à Pâques. Les élections nationales auront lieu le 11 mai.
Les évêques exhortent ceux qui ont déjà accepté de l’argent à le rendre ou à le donner à des oeuvres de bienfaisance, et ensuite de voter selon leur conscience. Lors des élections précédentes, certains responsables d’Eglise avaient déclaré qu’il était possible d’accepter de l’argent et de voter d’après sa conscience.
Le Mouvement national pour les élections libres, organisation non gouvernementale soutenue par les Eglises, a aussi mis en garde contre les risques de fraudes lors des élections. Un groupe de travail a d’ailleurs déjà révélé que 2’000 « électeurs » ayant indiqué la même adresse – un foyer de Las Pinas, dans la région de Manille – se sont inscrits pour les élections du 11 mai.
Dans un message de Pâques, l’archevêque catholique de Manille, le cardinal Jaime Sin, a exprimé l’espoir que l’amour de Dieu « révélera le meilleur du caractère humain, au moment où nous cherchons à préserver la terre, à nous montrer solidaires des pauvres et des opprimés et à garantir l’honnêteté et l’intégrité en politique ».
Le cardinal Sin a aussi souligné que l’Eglise s’opposerait à toute tentative d’annulation des élections. Apparemment, il faisait référence aux rumeurs selon lesquelles le gouvernement philippin envisageait une telle démarche, rumeurs par ailleurs démenties par le président Fidel Ramos.
Avant Pâques, le président Ramos a lui-même adressé un message aux Philippins, dans lequel il leur demandait de réapprendre le message de Carême et de Pâques. 90 % des Philippins, sur une population de 74 millions, sont chrétiens, en majorité catholiques. (apic/eni/pr)
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