Rome: La Secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright reçue au Vatican samedi 7 mars
Rome, 3 mars 1998 (APIC) Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat américain, sera reçue par le pape Jean-Paul II au Vatican le samedi 7 mars, indique mardi l’ambassade des Etats-Unis près le Saint-Siège. A l’ordre du jour devraient notamment figurer l’Irak, Cuba, le Moyen-Orient, et la dette internationale.
L’entretien entre le pape et Mme Albright aura lieu à l’issue de la semaine de retraite prêchée au Vatican jusqu’au samedi 7 au matin. L’ambassade se refuse à préciser pour le moment si Mme Albright rencontrera également le gouvernement italien ou d’autres gouvernements européens, à l’occasion de son passage à Rome et en Europe.
Le Vatican a demandé la levée de l’embargo contre Cuba et l’Irak
Selon le porte-parole du département d’Etat américain, James Rubin à Washington, la Secrétaire d’Etat américaine devrait évoquer lors de son entrevue avec le pape la situation en Irak et à Cuba. Depuis longtemps, le Vatican demande la levée de l’embargo qui a de graves conséquences pour les populations des deux pays. Les Etats-Unis se sont jusqu’ici opposés à la suppression des sanctions économiques contre l’Irak et Cuba, mais le voyage apostolique de Jean Paul II, en janvier dans l’île des Antilles, retransmis en direct à la télévision, a eu un fort impact sur l’opinion publique américaine.
Jean Paul II s’est également toujours déclaré favorable à la solution diplomatique des tensions internationales au Moyen Orient. Déjà fermement opposé à la guerre du Golfe en 1991, le Vatican a mis en œuvre tous ses moyens pour éviter les frappes militaires contre l’Irak. Evoquant dimanche lors de l’angélus l’accord signé à Bagdad la semaine dernière par le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, Jean Paul II a parlé de « victoire de la communauté internationale ». Le pape a reconnu cependant que tout n’est pas résolu. « La situation reste délicate et complexe. Mais l’espérance est forte », a-t-il ajouté.
Enfin, après l’angélus, le pape a demandé à nouveau à la communauté internationale d’examiner sérieusement la question de la dette internationale des pays pauvres. Les Etats-Unis seront certainement sollicités dans ce sens.
De son côté James Rubin a souligné le rôle du pape Jean Paul II dans la défense des droits de l’homme et de la liberté. C’est pourquoi les Etats-Unis sont intéressés par l’évaluation de la situation que le pape a pu faire lors de son voyage à Cuba. (apic/imed/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse