Réduction du personnel en vue

Lucerne: l’Eglise catholique de la ville dans les chiffres rouges

Lucerne, 25 mars 1998 (APIC) La collectivité ecclésiastique catholique de la ville de Lucerne est aujourd’hui gravement dans les chiffres rouges. Pour rétablir l’équilibre financier elle envisage de réduire son personnel de 10% d’ici à l’an 2000. Raison principale du déficit : les recettes fiscales sont restées deux millions en dessous du budget prévu à 19 millions.

La baisse des recettes de l’impôt ecclésiastique est liée à la perte de substance fiscale que Lucerne, à l’instar d’autres villes suisses, subit depuis quelques années. Beaucoup de contribuables aisés quittent le centre-ville pour s’établir dans les communes de la périphérie, explique le doyen de Lucerne Hans Bättig. Il s’agit d’une question structurelle qi ne peut pas être corrigée par une évolution conjoncturelle plus favorable. Quant au nombre des sorties d’Eglise (200 à 250 par an pour 38’000 catholiques), il n’est pas en cause dans la baisse des recettes, précise le doyen.

L’Eglise catholique se voit donc contrainte d’envisager d’importantes économies. Pour l’instant les mesures envisagées ne devraient cependant pas toucher à la substance de la pastorale, assure Hans Bättig. Les frais de personnel qui absorbent 60% du budget, devront être revus à la baisse: renonciation à l’indexation des salaires et aux augmentations, réductions des frais, diminution d’horaire lors de nouveaux engagements etc.

Otmar Kreiliger, administrateur de la collectivité ecclésiastique de Lucerne, va plus loin. Pour lui l’objectif de l’équilibre budgétaire ne pourra être atteint qu’avec une réduction de postes de 10% en trois ans. Cette réduction pourrait se faire essentiellement par des départs naturels. Une commission de quatre personnes a été mise sur pied afin de réfléchir aux mesures à prendre et aussi d’apporter de nouvelles idées au débat.

L’entretien des bâtiments est la deuxième charge en importance pour l’Eglise de Lucerne. Le financement de la rénovation intérieure de la « Hofkirche » n’est pas encore assurée. Le Conseil cherche actuellement des sponsors, indique Otmar Kreiliger.

Pour le doyen Bättig, les mesures d’économies n’ont pas que des effets négatifs. Elles pousseront aussi les catholiques à prendre conscience de la valeur du bénévolat. Il faut mieux se rendre compte que l’action de l’Eglise repose sur l’engagement des chrétiens à la base, conclut-il. (apic/wm/mp)

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