Cri d’alarme face à la situation explosive en Serbie
Rome, 29 mars 1998 (APIC) Le dialogue avec les orthodoxes de Serbie est pour le moment « impraticable », déplore l’archevêque catholique de Belgrade, Mgr Franc Perko, dans les colonnes de « L’Avvenire », le quotidien de la Conférence épiscopale italienne.
L’archevêque lance un cri d’alarme face à une situation explosive en Serbie, tout en reconnaissant que la minorité catholique (5 % de la population, originaire surtout d’Albanie et de Hongrie) ne peut pas faire grand chose. C’est parce qu’il souhaite nouer le dialogue qu’il regrette les manifestations d’intolérance de la part des communautés orthodoxes, affirme-t-il.
Mgr Perko déclare vouloir « plus d’écoute » et un dialogue « dans la « charité ». « Nous ne sommes pas discriminés comme cela se passe en Bosnie », reconnaît-il. Mais il ajoute aussitôt: « On ne peut pas dire qu’il y ait une véritable liberté. »
Dans la situation actuelle, l’évêque catholique craint une explosion. « Il n’y a pas la guerre, c’est vrai, dit-il, mais les tensions sont très fortes en Bosnie et surtout dans le Kosovo… Si l’OTAN s’en allait maintenant, le conflit exploserait à nouveau très vite. » Du côté de l’Eglise orthodoxe serbe, qui plonge profondément ses racines dans la terre du Kosovo – la région peuplée à 90% d’Albanais compte quatorze monastères serbes pluriséculaires – on n’est pas prêt de lâcher ce cœur historique de la Serbie. (apic/imedia/be)
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