Le pape leur demande de travailler avec les laïcs
Rome, 2 février 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II a demandé lundi au second groupe d’évêques polonais en visite «ad limina» à Rome d’intégrer davantage les laïcs dans la pastorale, de soutenir les familles, de dialoguer avec les jeunes, et de veiller à l’action sociale en faveur des exclus de la société.
Le Vatican a publié le 2 février le discours de Jean Paul II au second groupe d’évêques polonais, conduit par le cardinal de Cracovie, Franciszek Macharski. Le pape déplore que le monde actuel perd «le contact avec Dieu, nie son existence, et tombe dans l’indifférence religieuse». Il estime que la Pologne se trouve «actuellement à un moment très important de son histoire».
Il a appelé les évêques à mieux intégrer les laïcs dans leur action pastorale: «C’est le grand défi de l’Eglise en Pologne que d’approfondir cette autoconscience ecclésiale des catholiques laïcs et de la rendre toujours plus mature dans l’esprit du Concile Vatican II». L’enseignement du Concile au sujet des laïcs, observe le pape doit être «introduit de façon cohérente dans la pratique pastorale à tous les niveaux».
A cette recommandation, le pape a ajouté celle de soutenir les familles de façon à ce que «cette communauté de vie et d’amour ne soit pas profanée et ne subisse pas de tort». Citant en particulier «l’homicide des enfants à naître», Jean Paul II a reconnu, à propos de la défense de la famille: «Je me rends compte que ce ne sont pas là des tâches faciles parce qu’il ne s’agit pas seulement d’obtenir des changements législatifs. Il est nécessaire de mener un intense travail sur la conscience de la société vis-à-vis du rôle de la famille».
Le pape a encore demandé aux évêques et à l’Eglise d’être présents «parmi les jeunes». Il faut également insister, a conclu le pape, sur la «pastorale universtaire» qui doit être «une école de formation de l’intelligenstia catholique de notre Patrie».
Enfin, Jean Paul II a dit aux évêques qu’»il n’est pas possible de fermer les yeux» devant les besoins des plus pauvres de la société: «les sans abris, les abandonnés, les affamés, les handicapés (…), ceux qui vivent en marge de la vie sociale à cause d’erreurs ou de crimes commis, ou parce qu’ils ont cédé à des vices, spécialement à cause de l’alcool ou de la drogue». Le pape a souligné à ce propos, que le nombre de personnes infectées par le sida augmente en Pologne. (apic/imed/pr)
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