Dans sa réponse à la procédure de consultation lancée par le Département fédéral de Justice et Police au sujet de l’initiative Haering-Binder sur la libéralisation de l’avortement, AGAPA a mis en avant les recherches sur les conséquences de l’avortement qui prouvent l’existence d’un syndrome post-avortement (SPA) et d’un syndrome du survivant post-avortement (SSPA). Pour AGAPA, les troubles profonds caractéristiques du SPA peuvent avoir des conséquences aussi lourdes que la mélancolie, la dépression, voire le suicide.

Consultation sur l’initiative Haering-Binder: AGAPA insiste sur le syndrome post-avortement

De manière générale, les personnes victimes des conséquences d’un avortement se plaignent de n’avoir pas été suffisamment informées pour évaluer les risques inhérents à leur décision d’avorter. Elles souffrent du doute permanent quant à la justesse de leur décision – « N’aurais-je pas pu faire autrement ? » et surtout de la difficulté d’en faire le deuil.

Selon AGAPA, ces recherches montrent aussi que les enfants nés avant ou après un avortement peuvent souffrir du SSPA, qui peut se manifester par des doutes existentiels: « Ai-je vraiment le droit d’exister si mes parents disposent impunément d’un droit de vie et de mort sur mes frères et sœurs ? Que m’arrivera-t-il le jour où je ne serai plus désirable ? ». Pour les victimes de ce syndrome – ses détracteurs disent que son existence n’est pas scientifiquement prouvée – la revendication de leurs parents du droit à n’avoir des enfants que comme et quand ils le désirent est ressentie comme une véritable menace sur leur propre existence. (apic/be)

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