Corée du Sud: Le président engage une consultation avec les responsables religieux
Séoul, 8 février 1998 (APIC) Le président de la République de Corée (Sud) lance une consultation avec les responsables religieux du pays en vue de libérer les prisonniers d’opinion.
«Je vais consulter les ministres concernés en vue de libérer les prisonniers d’opinion», a en effet annoncé le nouveau président de la République de Corée, Kim Dae-jung, au cardinal Kim, archevêque de Séoul, au Rév. Won-yong, pasteur protestant, et au Vénérable Sang Wol-ju, moine et chef exécutif de l’ordre bouddhiste Chogye.
Le nouveau chef de l’Etat a invité les responsables religieux à une rencontre dans sa résidence d’Ilsan, au nord-ouest de Séoul, afin de préciser sa politique intérieure et écouter leurs recommandations. Selon les organisations de défense des droits de l’homme, il y aurait en Corée du Sud 636 prisonniers d’opinion.
De son côté, le ministre de la Justice prétend qu’il n’y en a pas. Le président a par ailleurs indiqué que, pour aider le pays à faire face à la crise économique, il tentera de persuader les travailleurs et les contribuables d’accepter les mesures draconiennes imposées par le Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci a accordé un important prêt à la Corée, en décembre dernier à la condition que le pays engage des réformes économiques profondes.
«L’économie du pays est dans un état bien plus critique que ne l’imaginent les gens ici. Les efforts doivent être faits dans tous les secteurs de l’économie», a expliqué le président aux responsables religieux.
A propos des licenciements, le président est revenu sur les positions qu’il avait défendues au cours de sa campagne électorale: les autoriser est inévitable si l’on veut que les entreprises coréennes retrouvent leur compétitivité.
Les responsables religieux ont pour leur part exprimé leur inquiétude quant à l’impact de ces mesures sur les familles et les travailleurs, alors que la responsabilité du désastre économique revient au gouvernement et au milieu des affaires. «La population a conscience de la gravité de la situation. Mais quand le gouvernement prend des décisions, il doit le faire avec honnêteté», a déclaré le cardinal Kim. (apic/cip/pr)
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