Né en 1904 à Neheim, en Westphalie, l’abbé Franz Stock fait ses études de théologie au séminaire des Carmes à Paris. Il est ordonné prêtre à Paderborn en 1932. Sa connaissance de la culture et mentalité françaises lui vaut la nomination d’aumônier de la colonie allemande à Paris. Il regagne l’Allemagne lors de la déclaration de guerre de 1939, mais revient en 1940 à Paris comme aumônier de prisons.

Prisonnier en France

A la libération, Franz Stock devient prisonnier à son tour. Sur l’intervention de ses amis, dont l’abbé Jean Rhodain, aumônier général des prisonniers français en Allemagne, et avec l’accord du nonce apostolique en France, Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, les autorités françaises acceptent qu’il soit recteur du camp qui regroupe à Morancey, près de Chartres, les séminaristes allemands prisonniers (»le séminaire des barbelés»). Il y s’y fera l’apôtre de la réconciliation franco-allemande. Lorsque le camp séminaire est dissous en 1947, il est toujours prisonnier. Il meurt à Paris en 1948 à l’âge de 44 ans. Inhumé au séminaire de Thiais, dans le «carré des prisonniers», son corps est transféré en 1963 dans l’église d’un nouveau quartier de Chartres, Saint-Jean Baptiste de Rechèvres, dont l’autel a été offert par les anciens du camp-séminariste. Son tombeau devient alors un lieu de pèlerinage pour les Allemands et les Français qui veulent bâtir la réconciliation et une nouvelle Europe. (apic/jcn/ba)

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